Produire, transformer et consommer local : l’entreprise CEG, portée par Marie-Pierre et David Perrard, s’apprête à franchir une nouvelle étape à Boulouparis. Dans les prochaines semaines, un laboratoire de transformation alimentaire entrera en service afin d’approvisionner les cantines et la restauration collective avec des produits du territoire. Un projet soutenu par la province Sud et qui vise à renforcer les circuits courts, dans un contexte où la dépendance aux importations pèse fortement sur les coûts et la qualité.
Créée en 2001, CEG, Cerf d’Élevage Gilles, s’est d’abord spécialisée dans la transformation de viande de cerf en charcuterie, une activité familiale devenue au fil des années un savoir-faire reconnu. Depuis 2024, Marie Pierre Perrard dirige seule l’entreprise, tout en exploitant avec son mari David des terres agricoles dédiées aux céréales et au maraîchage à Boulouparis. Pour diversifier leur activité et mieux valoriser leur production, ils ont choisi aujourd’hui de se lancer dans la transformation de légumes locaux.
Le projet s’appuie sur le dispositif TRIAD, programme lancé en 2023 pour accompagner la transition vers une alimentation plus durable. L’objectif est de soutenir les initiatives qui favorisent la production, la transformation et l’utilisation de produits locaux dans la restauration collective, avec l’objectif de réduire les importations et de soutenir l’économie agricole du territoire.
Les premiers produits transformés seront destinés aux cantines de Boulouparis, avant une extension vers d’autres communes puis l’ensemble du territoire. La province Sud accompagne l’initiative avec une aide financière dédiée à l’acquisition d’une chaîne de transformation complète, un soutien que les porteurs de projet qualifient de déterminant.
Au-delà de l’enjeu alimentaire, le couple défend aussi l’idée d’un développement ancré localement : maintenir et créer des emplois dans leur commune, soutenir les producteurs et proposer une offre compétitive et de qualité, proche des consommateurs.
Un pari risqué mais que les entrepreneurs assument pleinement. Pour eux, l’avenir passe par des initiatives concrètes afin de renforcer l’autonomie alimentaire de la Nouvelle-Calédonie.
