Après la découverte d’un premier spécimen d’Oryctes rhinoceros le 1er octobre à Lifou, les autorités ont lancé un vaste plan d’action comprenant la recherche de sites de nidification et la pose de pièges dans les zones à risque.

Le 27 octobre, un second scarabée a été capturé au sud de la zone tampon, dans un piège installé à Mou dans le cadre du dispositif de surveillance renforcé. Deux jours plus tard, un troisième spécimen a été retrouvé dans un piège à Wé, à environ 26 kilomètres de la zone initialement infestée.

Ces découvertes ont conduit à l’extension des zones infestées et tampons autour de Mou, ainsi qu’à la création d’une nouvelle zone infestée à Wé. Un nouveau réseau de piégeage a été déployé dans ce secteur, tandis que celui de Mou a été renforcé.

De nouvelles prospections sont également menées pour repérer d’éventuels scarabées, symptômes ou sites de reproduction. Par précaution, plusieurs tribus font désormais l’objet d’interdictions de sortie de produits à risque — tels que les plantes, composts, palmes, bourre de coco, sacs de terre, paille ou fumier — et leurs habitants doivent éliminer leurs déchets verts sans stockage préalable.

Les tribus concernées sont : Luecila, Hnapalu, Qanono, Hnasse, Mou, Xodre

En parallèle, toute exportation de produits à risque hors de Lifou est désormais interdite, que ce soit vers les autres îles ou vers la Grande Terre.

Ces mesures ont été officialisées par l’arrêté n° 2025-4872/GNC-Pr, adapté à la situation actuelle. Les équipes du SIVAP, de la province des Îles Loyauté, d’Arbofruits et de la CAP-NC restent mobilisées sur le terrain. Aucun nid de larves n’a encore été découvert, mais les recherches continuent.

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