Du 3 au 14 novembre, la Caravane de l’entrepreneuriat sillonnera la Nouvelle-Calédonie pour sensibiliser les jeunes à la création d’entreprise. Une initiative du lycée Jules Garnier qui veut montrer qu’au-delà d’un territoire très marqué par la fonction publique, entreprendre peut aussi être un choix d’avenir.

La caravane de l’entrepreneuriat prendra la route pour aller à la rencontre des jeunes Calédoniens. Portée par le lycée Jules Garnier et soutenue par le vice-rectorat, cette initiative inédite traversera le territoire, de Koné à Yaté, en passant par Koumac, Touho, Canala, La Foa, Païta, le Mont-Dore, Plum et Nouméa. Objectif : parler d’entrepreneuriat dans les collèges, lycées et tribus, et transmettre un message fort à la jeunesse de 12 à 25 ans : chacun a le pouvoir d’entreprendre en Nouvelle-Calédonie.

Dans un territoire où la fonction publique compte plus de 11 000 agents, soit près de 100 fonctionnaires pour 1 000 habitants, la caravane veut rappeler qu’il existe d’autres voies d’avenir. L’entrepreneuriat, trop souvent perçu comme risqué ou inaccessible, peut aussi devenir une source d’épanouissement, d’emploi local et d’autonomie pour les jeunes.

Au programme : des rencontres, des témoignages et des ateliers pour démystifier la création d’entreprise et faire naître des vocations. Le projet vise à impliquer les élèves, les enseignants, les familles et les autorités coutumières autour d’une même ambition : encourager les jeunes à devenir acteurs du développement économique de leur territoire.

La caravane rassemble un large réseau de partenaires : l’Adie, Impulséo, Initiatives NC, le Medef-NC, l’Association des Entrepreneurs Kanaks, mais aussi le gouvernement, le Sénat coutumier, l’AFD et seize entreprises mécènes. Une trentaine d’entreprises mentors accompagneront les élèves dans le cadre du “Parcours Entrepreneurs”, un dispositif imaginé pour initier les jeunes à la création de mini-entreprises, de l’idée au business plan.

Pour les organisateurs, il s’agit avant tout de montrer que l’entrepreneuriat est accessible à tous, quel que soit le milieu d’origine, et qu’il peut être un levier d’émancipation et d’autonomie. Une belle manière de rappeler qu’en Nouvelle-Calédonie, l’avenir se construira aussi grâce à l’audace et à l’initiative de sa jeunesse.