Après le vote du report des provinciales à l’Assemblée nationale, le FLNKS maintient son appel à la mobilisation ce vendredi 31 octobre, face au Haut-Commissariat à Nouméa. Le mouvement dénonce « un nouveau délai injustifié » et dit non à tout report du scrutin.

Le texte adopté dans la nuit confirme la position de la Commission mixte paritaire (CMP), réunie la veille, qui avait validé le principe du report tout en retirant toute référence à l’accord de Bougival dans l’intitulé de la loi organique.

Dans un communiqué publié avant le vote, le FLNKS dénonçait déjà une « nouvelle esquisse politique » et un délai présenté comme un moyen de gagner du temps.

« On nous parle désormais de nouveau délai pour relancer des discussions, dans l’espoir d’un soi-disant accord consensuel. Mais après deux reports, cela suffit ! Les manœuvres pour passer en force Bougival, ça suffit ! »

Le mouvement estime que « le pays a besoin de représentants légitimes, élus par le peuple, pour écrire son avenir », et dénonce « les jeux politiques des partis français », accusés de revenir sans cesse sur leurs engagements.

Réaffirmant la position adoptée lors de son congrès du 9 août à La Conception, le FLNKS se dit opposé à tout nouveau report et considère que toute discussion sur l’avenir institutionnel devra désormais s’engager « avec des élus légitimes, porteurs de la souveraineté populaire actuelle ».