Alors que le gouvernement a récemment lancé une étude pour évaluer l’efficacité des protections de marché en Nouvelle-Calédonie, l’UFC-Que Choisir appelle à suspendre toute décision sur de nouvelles restrictions. L’association plaide pour un gel temporaire afin d’éviter de figer l’économie avant la publication des conclusions attendues d’ici la fin de l’année.

Cette étude, pilotée par la Direction des Affaires Économiques (DAE) avec la participation des institutions et de l’association de défense des consommateurs, vise à évaluer l’impact des dispositifs existants sur l’économie locale, l’emploi, mais aussi sur les relations commerciales avec les pays voisins.

Ses conclusions sont attendues d’ici la fin de l’année.

Pourtant, alors que ce travail vient à peine de commencer, des demandes visant à instaurer des mesures STOP pour les dix prochaines années sont déjà soumises à l’examen. L’UFC s’oppose à ces demandes et invite le gouvernement à faire preuve de prudence : maintenir, si nécessaire, les protections en place, mais sans prendre d’engagement irréversible avant la fin des travaux.

Elle rappelle que ces dispositifs – qu’il s’agisse de mesures STOP, de quotas d’importation ou de préférences accordées aux produits européens – n’ont pas toujours permis de relancer la production locale, de faire baisser les prix ni d’améliorer la qualité des produits. Pire, ils peuvent freiner les exportations calédoniennes en limitant des échanges équilibrés avec les pays de la région.

Dans ce contexte, l’antenne locale de l’UFC-Que Choisir estime qu’il est indispensable de patienter et d’attendre les conclusions de l’audit avant toute prise de décision qui pourrait peser durablement sur l’économie du territoire.