Dans un contexte économique particulièrement fragile, Sonia Backès, la présidente de la province Sud, a adressé une demande urgente au Premier ministre pour prolonger le dispositif de chômage partiel dont la fin a été annoncée pour le 31 décembre.
Mis en place après l’insurrection de mai dernier, ce dispositif a joué un rôle crucial dans la préservation des emplois et des entreprises locales, permettant à des milliers de familles de maintenir un niveau de vie acceptable et à des centaines d’entreprises de poursuivre leurs activités malgré les difficultés.
La fin de ce soutien aurait des conséquences dramatiques.
Nous avons appris par voie de presse que ce dispositif essentiel prendra fin au 31 décembre prochain. Une telle décision, si elle est confirmée, entraînerait des répercussions dramatiques pour notre territoire. En l’absence de ce soutien, des milliers de Calédoniens passeraient d’une allocation équivalant à 75 % de leur salaire à une indemnisation plafonnée à 123 774 francs CFP par mois (1 002 euros). Compte tenu du coût élevé de la vie en Nouvelle-Calédonie, ces ménages seraient exposés à une précarité accrue, sans réelle perspective de réinsertion rapide dans le marché de l’emploi.
Les assurances n’ayant couvert que 20 % des pertes des entreprises suite à l’insurrection, la fin du chômage partiel pourrait entraîner des réductions d’effectifs et des fermetures, compromettant ainsi le redressement économique et social.
Il est crucial de respecter l’échéance du 30 juin 2025, prévue par le plan de sauvegarde (PS2R), soutenu par l’État, pour stabiliser l’économie et préserver la paix sociale.dans un contexte local particulièrement tendu.
Les Calédoniens sont conscients des contraintes budgétaires auxquelles l’État doit faire face. Néanmoins, nous croyons fermement qu’un tel effort de solidarité nationale est indispensable pour accompagner la Nouvelle-Calédonie dans cette phase critique de reconstruction et de relance. Ce serait également un geste fort de l’engagement de l’État aux côtés de nos concitoyens.
