Le SMTU annonce résilier les contrats de Karuïa et Carsud pour le réseau Tanéo, à compter du 30 janvier 2025. Une décision prise en raison des dégâts et difficultés financières engendrés par les récentes violences. Des solutions alternatives de transport seront recherchées.
À partir du 30 janvier 2025, le GIE Karuïa et la société Carsud ne seront plus en charge des délégations de service public pour le transport en commun des passagers sur le réseau Tanéo, couvrant Nouméa et les 3 autres communes de l’agglomération.
Une décision annoncée dans un communiqué diffusé mercredi matin qui indique qu’elle a été prise à l’unanimité pour « motif d’intérêt général » lors du comité syndical du 30 juillet.
Cette résiliation, motivée par les graves dommages subis par le réseau Tanéo et les difficultés financières qui en ont résulté, prendra effet dans six mois, selon le délai de préavis contractuel. Le SMTU prévoit de travailler à des solutions de transport alternatives à court et moyen terme avec les délégataires actuels, afin de rétablir un service de qualité, fiable, sécurisé et accessible pour les usagers.
Les violences en cours depuis la mi-mai, notamment à Nouméa, ont causé des dégâts importants aux infrastructures du réseau Tanéo, avec un coût estimé approchant le milliard de francs CFP. Depuis, aucun service de transport en commun par bus n’est disponible sur la Grande Terre, affectant des dizaines de milliers d’habitants.
Le syndicat souhaite repenser ses collaborations pour assurer une continuité de service public et trouver des solutions de transport durables et financièrement viables pour répondre aux besoins des usagers.
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Un bien pour un mal ? La gestion des transports en commun en Nouvelle-Calédonie est depuis toujours un défi complexe qui implique de multiples organisations. Karuïa, Tanéo, Carsud, Raï, SMTU… une multiplication de GIE, de SA, de syndicats, d’organismes et de sociétés diverses extrèmement coûteuses pour le contribuable.
Les services sont souvent bloqués ou ralentis, exacerbant un conflit aux dimensions politiques. Historiquement, Nouméa a opté pour des délégations de service public, mais les problèmes financiers et de gestion ont persisté. La clause controversée pour le GIE Karuïa et les déficits structurels du SMTU ont même aggravé la situation.
La nécessité de réformer le système pour le rendre efficace et financièrement viable était urgente malgré les résistances internes et les divergences entre les parties prenantes.
Les voilà au pied du mur !
