Yves Dupas confirme ce mercredi soir le décès d’un homme de 38 ans, résidant à Saint-Louis, ce matin vers 11h30. Il a été mortellement touché par un tir de riposte d’un gendarme du GIGN, près de l’église de Saint-Louis, Mont-Dore.

Rappel des faits

Depuis le début de la matinée, les gendarmes sécurisant la route provinciale ont été visés par plusieurs tirs, notamment sur des véhicules blindés, à différents points de l’axe routier.
Vers 09h30, quatre hommes armés et masqués ont été aperçus près de l’église de Saint-Louis. Ils se sont introduits dans le presbytère et l’un d’eux, armé, a été vu à une fenêtre de l’église.
Ils occupaient les lieux de manière irrégulière depuis le 4 juillet 2024.
Vers 11h15, plusieurs coups de feu ont été tirés en direction d’un drone de la gendarmerie, déployé pour observer le site.

À 11h30, les gendarmes du GIGN, positionnés à 650 mètres de l’église, ont été directement visés par plusieurs tirs. Un gendarme a alors riposté, tuant un homme, touché mortellement au flanc. Ses comparses l’ont transporté dans un pick-up jusqu’à la tribu.

Le parquet a ordonné une autopsie du corps.

Deux enquêtes sont ouvertes : l’une pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, diligentée par la section de recherches de Nouméa, et l’autre pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, menée par le bureau des enquêtes judiciaires de l’IGGN, concernant l’usage de l’arme par le gendarme du GIGN.

L’homme décédé, identifié en début de soirée comme étant un neveu du grand chef Roch Wamytan, faisait l’objet d’un mandat de recherche émis par le parquet le 2 juillet 2024 pour sa participation supposée à une série de vols de véhicules avec usage ou menace d’arme, commis entre le 30 juin et le 7 juillet 2024. Il avait également un lourd passé judiciaire, incluant des faits de violences avec arme, destruction de biens par incendie, et participation à une association de malfaiteurs.
Il était sorti de détention le 19 juillet 2023.

À ce stade de l’enquête, l’hypothèse de la légitime défense pourrait être retenue, compte tenu des circonstances ayant conduit le gendarme à faire usage de son arme.