Depuis le début des émeutes, les soignants du Médipôle vivent un enfer quotidien. Épuisés, exténués, ils enchaînent des journées interminables de 24 à 72 heures sans pause, mettant en péril leur santé mentale et la qualité des soins. Leur témoignage est un cri de détresse, une alerte urgente à une situation devenue intenable.
Nous avons reçu un témoignage édifiant :
Non, le CHT ne fonctionne pas normalement. Nous, le personnel soignant, devons dormir sur place, parfois 24 heures si nous avons de la chance, mais souvent c’est 48 ou même 72 heures, encore aujourd’hui.
La situation n’est pas revenue à la normale… Les équipes sont épuisées !
On entend dire que “la situation est sous contrôle” et que le Médipôle fonctionne, mais à quel prix ? Nous y laissons notre santé mentale ! Quelle qualité de soins en découle ? Ce qui se passe dans le pays est alarmant.
Je tiens à signaler à la population que les soignants sont en grande difficulté, tout comme les patients. Nous habitons pratiquement au CHT maintenant… Avec nos roulements, nous ne sommes presque jamais chez nous.
Aucune pause, c’est épuisant. Certaines infirmières doivent rentrer chez elles par leurs propres moyens, avec leur voiture, car il n’y a pas de navette le soir et c’est trop dangereux. Le parcours est dangereux avec des clous, des intimidations, des jets de pierres… Nous terminons notre journée à 19h, donc il fait nuit et nous nous mettons en danger.
D’après des collègues, certains contrats ne seront pas reconduits. Nous allons certainement manquer de soignants dans les mois à venir.
Aurons-nous besoin de la réserve sanitaire ? Encore une fois, l’aide de la France…
Il est impératif de rendre cette situation publique pour espérer un changement. Les professionnels de santé appellent à l’aide et espèrent que la diffusion de ce témoignage pourra contribuer à une prise de conscience et à des mesures concrètes pour améliorer leurs conditions de travail.
Il est crucial que cette situation soit connue du grand public. Les soignants ont besoin de soutien et de solutions rapides pour sortir de cette spirale de souffrance.
Une qualité de soins en danger. Cette situation pose une question cruciale : quelle est la qualité des soins prodigués dans de telles conditions ? Les soignants, déjà épuisés, doivent gérer des charges de travail colossales, ce qui ne peut qu’impacter la qualité des soins offerts aux patients.
Ce cri de détresse est un appel à l’action. Il est urgent que les autorités compétentes prennent des mesures pour alléger la charge de travail des soignants et améliorer leurs conditions de travail. La santé mentale et physique des soignants en dépend, tout comme la qualité des soins prodigués aux patients.
