La chambre territoriale des comptes publie un rapport sur la gestion du CHT

La Chambre territoriale des comptes en Nouvelle-Calédonie publie un rapport concernant les comptes et la gestion du Centre Hospitalier Territorial (CHT) pour la période 2016 à 2021. Elle pointe du doigt un déficit qui se creuse, et émet une série de recommandations.

Mis en service en janvier 2017, le Médipôle, représente l’un des plus gros investissements du territoire de la dernière décennie.

Une opération réussie et une activité jugée performante

Une opération « réussie » selon la Chambre territoriale des comptes, en raison d’une livraison en avance de 10 mois sur son calendrier et d’un budget qui n’a été dépassé que de 4 milliards de francs pour s’établir à 48 milliards de Francs CFP.

Son activité est jugée « performante » malgré les difficultés posées par la crise sanitaire. 
La gestion des séjours, est « bonne », note la chambre. Les patients restent en moyenne 4,5 jours au CHT en 2019. Le taux d’occupation moyen des lits a baissé de 13 % en cinq ans.
Un constat qui s’explique par les changements de prises en charge imposés par l’arrivée du covid-19 sur le territoire, selon le rapport.

Une situation financière dégradée et des difficultés de trésorerie.

La créance à l’égard de la Cafat est abyssale et dépasse les 1,8 milliards.

Au bilan, un déficit de 418,8 millions FCFP en 2020 et de 725,67 millions FCFP en 2021, qui l’a conduit à contracter une avance de trésorerie de 1,8 Milliards FCFP auprès de l’agence sanitaire et sociale.
Le remboursement initialement prévu à partir de 2019, n’a toujours pas été effectué en 2022.  

« En raison notamment, de l’absence de paiement des créances que détient l’hôpital sur la CAFAT (21,5 milliards de francs), la province des Îles (653 millions de francs) et le centre hospitalier du Nord (520 millions de francs) », précise la CTC.  

En conclusion, la CTC émet cinq recommandations de régularité et huit recommandations de performance dans l’optique d’améliorer la gestion de l’établissement et fait une mise en garde quant aux « risques d’irrégularité », en matière de commande publique. Elle encourage le centre hospitalier à « renforcer la sécurité juridique des marchés qu’il passe sans formalisme au-dessous du seuil de 20 millions de francs ».

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