Une invitation qui agite la sphère politique

Alors, on récapitule : Ira ? Ira pas ? Participera ou pas aux bilatérales ou à la convention des partenaires ? L’invitation de la 1ère ministre aux responsables politiques locaux de se rendre à Paris fin octobre a agité la sphère politique toute la semaine… 

Si le FLNKS a très vite annoncé qu’il n’enverrait pas de délégation. L’Union Calédonienne a attendu quelques jours avant d’annoncer sa non participation.
Le parti pointe du doigt 

La méconnaissance du dossier calédonien » par le président de la République. […] Il réaffirme également que la troisième consultation de l’accord de NOUMEA n’est pas valide et que sa contestation est toujours en cours auprès des instances internationales de l’ONU et que la cour internationale de justice sera saisi. » […]
L’Union confirme « qu’elle ne se laissera pas imposer un calendrier de l’État français qui n’a pour but que d’accélérer la sortie de l’accord de NOUMEA afin de continuer à dérouler le plan d’implantation géostratégique de la France dans le Pacifique. »

L’UPM qui hésitait encore a finalement confirmé son refus déclarant « avoir un devoir moral pour préserver l’unité. »

Seul le Palika a accepté de se rendre à Paris mais uniquement pour participer aux bilatérales le 27 octobre comme il s’y était engagé lors de la visite du secrétaire d’état.

le parti réaffirme sa volonté d’engager les discussions sur l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté, en priorité avec l’État et se réserve la possibilité de créer les conditions de la discussion. »

Une annonce qui a sans surprise reçu une réponse cinglante de l’UC qui lui reproche « de se détourner du FLNKS dans une période aussi cruciale. Il est tout à fait immature d’envisager de discuter maintenant avec un gouvernement français qui renie les engagements de ses aînés et qui pourrit la situation avec ses clones locaux. »

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