Photos, tournages, événements et remorquage : le gouvernement a annoncé, le 28 septembre, la révision de plusieurs tarifs du Port autonome de la Nouvelle-Calédonie. De nouvelles redevances sont créées pour mieux couvrir les coûts et valoriser l’utilisation du domaine public portuaire.

Les images ont leur tarif. Une redevance de 50 000 francs par demi-journée est créée pour les prises de vue photographiques. Celle des tournages cinématographiques est fixée à 75 000 francs par demi-journée.

Le Port autonome indique être régulièrement sollicité par des professionnels du tourisme, de la communication et des médias pour des prises de vue terrestres ou aériennes. Le communiqué ne précise toutefois ni les éventuelles exemptions ni les conditions exactes d’application, notamment pour les reportages journalistiques. Il ne permet pas non plus d’affirmer que les photos souvenirs des particuliers seraient concernées.

Des changements à Nouville. Des tarifs spécifiques sont créés pour le montage et le démontage des événements dans les espaces intérieurs et extérieurs de la salle des expositions de Nouville, avenue James-Cook. Les montants ne sont pas détaillés. L’objectif annoncé est de soutenir l’événementiel tout en maintenant une participation aux coûts d’occupation.

La reproduction d’une clé des pontons pêcheurs est, elle, fixée à 6 500 francs, afin de mieux contrôler leur distribution et de sécuriser les accès.

Équipements et remorquage concernés. Pour les défenses flottantes, qui protègent les navires lors des opérations portuaires, la mise en place et la récupération sont fixées à 50 000 francs par défense. La location coûte 15 000 francs par jour et par défense.

Le remorquage fait aussi l’objet d’une révision, avec des majorations de 50 % la nuit, les dimanches et jours fériés, ainsi que pour la lutte contre l’incendie à la demande du délégant. Cette actualisation concerne aussi l’attente, les déplacements inutiles, la fourniture de remorques, les travaux divers et les trajets entre la grande et la petite rade.

Crédit photo PANC