[VIE CHERE] On regarde des reportages comme Capital et on se met à rêver : des catalogues, des bons de réduction à découper et à collectionner, des coupons que l’on ajoute parfois aux promotions du magasin… Et, au bout du compte, des tickets de caisse divisés par deux, voire davantage.

Puis on retourne faire ses courses dans notre hyper ou super préféré. Ici, à part quelques promotions en magasin et les avantages des cartes de fidélité, difficile de retrouver ce système. Pourtant, c’est précisément chez nous, où remplir un caddie coûte si cher, qu’on aimerait pouvoir faire baisser la note.

Pourquoi les marques qui vendent leurs produits en Nouvelle-Calédonie ne proposent-elles pas, elles aussi, des coupons ?
Pourquoi les grandes surfaces ne permettent-elles pas aux clients d’en utiliser en caisse ? Il n’existe pas d’interdiction générale : encore faut-il que les marques, les importateurs et les enseignes aient envie d’organiser et de financer ces opérations.

Bien sûr, les économies spectaculaires montrées à la télévision reposent souvent sur des heures passées à chercher et à cumuler les offres. Tout le monde n’a ni le temps ni la patience de le faire. Mais entre un ticket divisé par deux et l’absence presque totale de coupons, il y a de la place pour quelque chose de simple et d’utile.

On nous parle sans cesse de lutte contre la vie chère. Alors pourquoi ne pas essayer, sur des produits du quotidien, des bons de réduction utilisables en Calédonie et déduits directement à la caisse ? Les familles pourraient juger sur leur ticket si la mesure vaut le coup.

En attendant, on continuera de regarder ces reportages avec un mélange d’envie et d’agacement. Car lorsque le caddie coûte déjà une petite fortune, avoir le droit de payer un peu moins ne devrait pas relever du rêve.