Le gouvernement veut faire adopter avant le 31 décembre deux réformes majeures : celle des retraites du secteur privé et celle du RUAMM. Plusieurs projets et propositions de textes sont déjà déposés au Congrès. Ils serviront de base aux discussions, mais leur contenu doit encore être réexaminé avec les syndicats de salariés et les organisations patronales.

Vendredi 25 septembre, Milakulo Tukumuli et Christopher Gygès ont réuni les partenaires sociaux à la CCI pour fixer la méthode de travail. Deux ateliers sont programmés : le 17 octobre sur le RUAMM et le 20 octobre sur les retraites.

Pour les retraites du privé, l’objectif est de trouver des économies et de nouvelles recettes afin de garantir le paiement des pensions. L’un des textes propose de maintenir l’âge de départ à 62 ans, tout en faisant passer progressivement de 37 à 39 années la durée de cotisation nécessaire pour partir plus tôt sans abattement. Il prévoit également une nouvelle tranche de cotisation sur les revenus les plus élevés. Ces dispositions pourraient évoluer au cours de la concertation.

Pour le RUAMM, l’objectif est de réduire le déficit de l’assurance maladie et assurer son financement. Parmi les pistes déjà présentées figurent une hausse progressive de la CCS sur les pensions et les autres revenus de remplacement, de 1,3 % à 3 %, ainsi qu’une franchise sur les médicaments et des changements dans la prise en charge de certains soins et transports sanitaires.

La question des cotisations au RUAMM rappelle un précédent sensible. En 2023, un projet porté par Milakulo Tukumuli avait suscité d’importantes manifestations, notamment chez les travailleurs indépendants. Le Congrès avait finalement adopté un texte remanié, en laissant la fixation des taux de cotisation pour plus tard. Le gouvernement n’a pas indiqué, à ce stade, s’il souhaite reprendre les hausses alors envisagées. 

Le calendrier est serré. Les partenaires sociaux ont quelques semaines pour faire leurs propositions, avant que le gouvernement ne tranche et que les textes soient examinés par le Congrès. C’est à l’issue de ce travail que les Calédoniens sauront précisément ce qui pourrait changer pour leurs cotisations, leurs soins et leur retraite.