L’Australie durcit encore sa politique migratoire. Les touristes qui restent dans le pays après l’expiration de leur visa pourront désormais être placés en centre de rétention dans l’attente de leur départ.

Jusqu’ici, les contrôles visaient surtout les travailleurs étrangers et les personnes installées illégalement. Le gouvernement veut désormais appliquer la même fermeté aux simples visiteurs.

Pour renforcer les contrôles, Canberra prévoit de recruter 100 agents et de créer 250 places supplémentaires dans les centres de rétention. D’anciens sites utilisés pendant la crise sanitaire pourraient également être réaménagés.

Selon les autorités, environ 77 000 personnes se trouvent actuellement en Australie avec un visa expiré. Ce chiffre concerne toutefois tous les types de visas, et pas uniquement les touristes.

Le message est clair : dépasser la durée autorisée pourra conduire à une interpellation, un placement en rétention, puis une expulsion.

Cette mesure s’inscrit dans un durcissement de la politique migratoire. Les visas étudiants et vacances-travail sont également concernés par de nouvelles restrictions. Le gouvernement souhaite ramener le solde migratoire annuel de 292 000 à 225 000 personnes, notamment pour réduire la pression sur le marché du logement.

Les professionnels du tourisme craignent cependant que cette politique ne dégrade l’image du pays. Les associations de défense des droits humains dénoncent, de leur côté, une réponse trop punitive et s’inquiètent des conditions d’accueil dans les centres de rétention.