Face au mouvement de grève qui a touché le lycée professionnel Auguste-Escoffier, le gouvernement annonce plusieurs mesures pour améliorer les conditions de travail du personnel et l’accueil des élèves. Des discussions sont en cours avec les partenaires sociaux, tandis qu’un important projet de rénovation, estimé à près d’un milliard de francs, est actuellement soumis à l’arbitrage de l’État.

L’institution assure vouloir répondre à la fois aux urgences du quotidien et aux besoins structurels de l’établissement. Deux réunions ont déjà été organisées avec les partenaires sociaux et une nouvelle rencontre est prévue le 27 mai afin de poursuivre les échanges et tenter d’aboutir à des solutions concrètes.

Le projet de rénovation du lycée avait déjà été inscrit parmi les priorités du précédent contrat de développement cofinancé par l’État et la Nouvelle-Calédonie, avec une première enveloppe estimée à 600 millions de francs. Mais le chantier n’avait pas pu aboutir en raison de contraintes techniques et budgétaires.

Le dossier a depuis été relancé par Isabelle Champmoreau et Christopher Gygès, qui ont sollicité un nouveau soutien de l’État dans le cadre de la seconde vague du plan de relance du pacte de refondation économique et sociale. Une enveloppe proche du milliard de francs est actuellement à l’arbitrage.

Ce financement permettrait notamment la construction de nouveaux bâtiments, la reconstruction de salles de classe et d’un pôle médico-social, la sécurisation du site ainsi que le rééquipement de la cuisine et du restaurant d’application.

À plus court terme, une étude technique sur la restauration doit également être confiée à un prestataire afin d’identifier des solutions concrètes pour améliorer le fonctionnement de l’établissement, les conditions de travail du personnel et l’accueil des quelque 1 200 élèves.

Le lycée Escoffier reste un établissement clé pour la formation des jeunes Calédoniens aux métiers du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, du commerce et des services.