Une commission parlementaire va se pencher sur la gestion des violences survenues en mai 2024 en Nouvelle-Calédonie. Une initiative saluée par le MNIS, qui espère faire émerger des réponses sur le rôle des autorités et les inégalités dénoncées depuis plusieurs années.

Le Mouvement Nationaliste Indépendantiste Souverainiste (MNIS) se félicite de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les événements de mai 2024. Le mouvement explique être à l’origine de cette démarche, après avoir transmis en 2025 un rapport à des députés de La France Insoumise.
L’objectif est désormais de faire la lumière sur la gestion de la crise et sur les décisions prises par les pouvoirs publics.

Dans son communiqué du 21 avril, le MNIS rappelle que cette commission pourra entendre différents acteurs, y compris des responsables politiques locaux, dans un cadre officiel. Il précise toutefois que ses travaux porteront uniquement sur des faits qui ne font pas déjà l’objet de procédures judiciaires en cours.

Le MNIS met également en avant plusieurs chiffres pour illustrer les inégalités qu’il dénonce : un taux de pauvreté plus élevé chez les Kanak, une forte présence dans la population carcérale de Nouméa, et une part limitée dans les postes à responsabilité. Il rappelle aussi que plus de 2 500 gardes à vue ont été enregistrées entre mai et décembre 2024.

Le mouvement relaie par ailleurs certaines recommandations, comme la mise en place d’enquêtes indépendantes sur l’action des forces de l’ordre ou encore le retour en Nouvelle-Calédonie de personnes transférées hors du territoire après les troubles.

Dans un second document revenant sur son activité en 2025, le MNIS estime que les événements de mai 2024 traduisent un malaise plus profond. Il évoque un échec du modèle de rééquilibrage et du « vivre ensemble » mis en place depuis plusieurs décennies, dans un contexte politique resté sans issue après le conclave de Deva.

Le mouvement affirme désormais attendre de cette commission qu’elle permette d’établir clairement les responsabilités. Il indique vouloir rester mobilisé dans le débat public, notamment à l’approche des prochaines échéances électorales.