Dans la perspective de l’organisation d’un Ségur calédonien de la santé, le gouvernement a réuni ce 23 mars l’ensemble des acteurs concernés autour d’ateliers thématiques. Une démarche qui s’inscrit dans la continuité des rencontres menées en février avec les professionnels de santé, les partenaires sociaux, les représentants des provinces et les associations de maires.
Dans ce cadre, les ateliers organisés au gouvernement avaient pour objectif d’approfondir les sujets techniques, de faire émerger des propositions argumentées et de préparer les livrables attendus pour le Ségur prévu à la fin du mois d’avril. Les échanges ont été conduits par Claude Gambey, Christopher Gygès et Naïa Wateou, membres du gouvernement en charge respectivement de la santé, des comptes sociaux et de la fonction publique.
Deux grandes thématiques ont structuré les discussions. La première portait sur les conditions et l’organisation du travail, ainsi que sur l’attractivité et la disponibilité des professionnels de santé. La seconde concernait la soutenabilité du système de santé, dans un contexte marqué par de fortes tensions.
Au-delà des constats, cette séquence visait également à identifier les données clés à consolider, les études à engager et les axes d’analyse à approfondir afin d’alimenter les futures décisions.
Le Ségur calédonien devrait s’articuler autour de trois axes principaux : la reconnaissance des métiers et les conditions de travail, l’organisation et la gouvernance du système, ainsi que les questions d’économies et de soutenabilité. D’autres ateliers thématiques sont prévus dans les prochaines semaines pour affiner les propositions avant l’échéance d’avril.
Reste désormais à savoir si cette nouvelle séquence de concertation débouchera sur des mesures concrètes. Après le plan Do Kamo, les réformes successives du Ruamm, les différents travaux engagés sur la maîtrise des dépenses de santé ou encore les annonces récurrentes sur l’attractivité des métiers médicaux, ce Ségur calédonien marquera-t-il enfin un tournant réel pour le système de santé, ou viendra-t-il s’ajouter à une liste déjà longue d’initiatives aux effets encore limités ?

