La mélatonine, connue pour favoriser l’endormissement et atténuer les effets du décalage horaire, va désormais pouvoir être vendue en Nouvelle-Calédonie sous forme de compléments alimentaires. Jusqu’ici classée parmi les substances vénéneuses, elle ne pouvait être délivrée que comme médicament, sur prescription.

Un arrêté du gouvernement autorise désormais sa commercialisation, mais uniquement à faible dose.

Bonne nouvelle pour ceux qui ont du mal à trouver le sommeil ou qui voyagent souvent : la mélatonine devient accessible en Nouvelle-Calédonie, mais dans un cadre réglementé.

Jusqu’à récemment, cette hormone naturelle figurait sur la liste des substances dites « vénéneuses ». Un classement fondé sur un principe de précaution, car la mélatonine agit directement sur le cerveau et sur le cycle veille-sommeil. Elle ne pouvait donc être délivrée que comme médicament prescrit par un médecin, et les compléments alimentaires en contenant étaient interdits à la vente.

Le gouvernement a finalement décidé d’assouplir la réglementation. En retirant la mélatonine de cette liste, il autorise désormais son importation et sa commercialisation sur le territoire. L’arrêté, publié au Journal officiel de la Nouvelle-Calédonie le 20 février, ouvre la voie à une vente encadrée.

Concrètement, les Calédoniens pourront se procurer des compléments alimentaires à base de mélatonine, comme c’est déjà le cas en Métropole. Mais uniquement à faible dose : chaque prise ne devra pas dépasser 1,9 mg. Au-delà de ce seuil, la substance reste considérée comme un médicament.

Produite naturellement par l’organisme, la mélatonine joue un rôle clé dans la régulation de notre horloge biologique. Elle est souvent utilisée pour faciliter l’endormissement et aider l’organisme à se resynchroniser après un long voyage.