L’appel à la mobilisation pacifique lancé par le FLNKS devant le haut-commissariat ce samedi matin a donné lieu à une mobilisation éparse et parsemée, loin du niveau de participation attendu.
Le mouvement dénonce l’accord signé au début du mois de janvier, qu’il estime « ne répondre ni aux attentes politiques ni aux enjeux économiques du pays », et critique « un calendrier institutionnel jugé imposé et précipité. »
À la louche, la présence pourrait être estimée à environ 200 personnes, en attendant les chiffres de la police et ceux, tout aussi attendus, de la télévision locale.
Une mobilisation en décalage en tout cas, avec l’ampleur du message politique affiché. La veille déjà, les rassemblements statiques annoncés sur plusieurs points clés du territoire n’avaient pas davantage mobilisé.
Faut-il y voir un essoufflement progressif de la dynamique de mobilisation indépendantiste, malgré un calendrier politique présenté comme déterminant ?
