Voyager aux États-Unis devient plus compliqué pour de nombreux habitants du Pacifique. Les États-Unis ont élargi un programme de cautionnement des visas touristiques qui concerne désormais plusieurs pays de la région, dont Fidji, Tonga, Tuvalu et le Vanuatu. Cette mesure, issue d’un projet pilote lancé en août 2025, s’applique désormais à 38 pays.
Depuis le 21 janvier, certains voyageurs demandant un visa touristique ou d’affaires de courte durée peuvent se voir réclamer une caution financière importante. Cette somme, comprise entre 5 000 et 15 000 dollars américains, est fixée lors de l’entretien à l’ambassade en fonction du profil du demandeur. Le paiement ne garantit pas l’obtention du visa, mais il est obligatoire pour les personnes concernées.
Les règles associées à ce dispositif sont également plus strictes. Les voyageurs visés sont en général autorisés à rester aux États-Unis pendant seulement 30 jours, contre six mois avec un visa classique. Ils doivent aussi entrer et quitter le pays par des aéroports précis, comme New York, Boston ou Washington. La caution n’est restituée que si toutes les conditions sont respectées, notamment le départ du territoire américain dans les délais.
Dans le Pacifique, ces nouvelles règles inquiètent. Fiji Airways a prévenu que cette politique pourrait décourager de nombreux voyageurs, en particulier ceux qui se rendent aux États-Unis pour rendre visite à leur famille, suivre des études ou participer à des événements. Les gouvernements de la région, dont celui du Vanuatu, disent suivre le dossier de près et demandent des explications aux autorités américaines.
Pour les agents de voyages et les communautés locales, le risque est clair : des coûts plus élevés et davantage d’incertitude pourraient freiner les déplacements. Beaucoup estiment que cette mesure crée une barrière financière qui pénalise surtout de petits pays insulaires aux revenus modestes. Les autorités américaines assurent de leur côté que le programme vise à limiter les dépassements de séjour et rappellent que la liste des pays concernés pourrait être modifiée à court terme.
Source : post quotidien du Vanuatu
