Salariés et sous-traitants de la Nickel Mining Compagny tirent la sonnette d’alarme face à une situation financière jugée extrêmement préoccupante. L’entreprise pourrait se retrouver en cessation de paiement dès le 20 janvier, faisant planer la menace de centaines de suppressions d’emplois. Les porte-parole du mouvement indiquent avoir déjà interpellé l’État afin d’obtenir un soutien.

La Nickel Mining Compagny est aujourd’hui fragilisée par une accumulation de facteurs. Des ralentissements de production, liés notamment à des perturbations sur certains sites, se sont combinés à un contexte international défavorable pour la filière nickel, marqué par des prix bas et une concurrence accrue. À cela s’ajoutent des coûts d’exploitation élevés, qui ont progressivement détérioré la situation financière de l’entreprise.

Ce lundi matin, une mobilisation s’est mise en place le long de la RT1, à proximité du site NMC de Poya. Des camions et des engins miniers ont été stationnés aux abords de la chaussée, entraînant de fortes perturbations de la circulation, sans toutefois provoquer de coupure totale. Les responsables du mouvement prévoient de faire un point dans le courant de l’après-midi.

Des tracts sont remis aux automobilistes pour expliquer les revendications, avec un message clair adressé aux pouvoirs publics : « L’État français doit prendre ses responsabilités. L’aide de l’État n’est pas un privilège, c’est une nécessité ».

Des actions sont également signalées sur les autres sites de la NMC, indique RRB, notamment à Népoui, Ouaco et Nakéty. Pour les salariés, l’urgence est réelle et un arrêt des activités aurait des répercussions économiques majeures pour la province Nord.