Le Palika a confirmé ce vendredi matin qu’il quittait définitivement le FLNKS. Une décision, mûrie lors de leur 50e congrès tenu début novembre à Téné, marque la fin d’un cycle engagé depuis plus de quatre décennies.
Selon les dirigeants du mouvement, le Front a adopté ces derniers mois une orientation politique qui ne correspond plus à la ligne défendue par le Palika. Ils estiment que la nouvelle stratégie du FLNKS s’éloigne du travail de discussion et de négociation mené depuis la fin des années 1980, notamment autour des accords successifs qui ont structuré le processus de décolonisation.
Le rejet sans nuance du projet d’accord de Bougival est vu par le parti comme un tournant qui rompt avec cette démarche et qui complique la recherche d’une issue politique encadrée vers la souveraineté.
Le Palika dénonce également une gouvernance devenue, selon lui, largement unilatérale. Des décisions importantes auraient été prises au sein du Front sans consultation réelle, malgré l’ancienneté et le poids historique du parti en son sein. L’ultimatum lancé par Christian Tein le 23 octobre est cité comme l’un des exemples les plus marquants de ce manque de considération. Constatant qu’il ne se reconnaît plus dans la dynamique actuelle, le mouvement a donc choisi d’entériner sa rupture avec le FLNKS.
Ce départ rebat les cartes au sein du camp indépendantiste, désormais confronté à une question centrale : comment poursuivre la revendication de souveraineté lorsque l’un de ses principaux acteurs historiques choisit d’emprunter sa propre voie ?
