La projection de 2 000 emplois issus du démantèlement de la SLN remet un coup de projecteur sur un débat inflammable : faut-il sauver coûte que coûte les usines ou accepter que l’après-nickel arrive plus vite que prévu ?

Le dernier numéro de Made In NC n’a pas tardé à faire réagir. Dans son dossier d’octobre 2025, le magazine liste des « filières d’avenir » capables de générer jusqu’à 17 000 emplois d’ici 2040. Au milieu, une ligne fait bondir : 2 000 emplois potentiels liés au « démantèlement de la SLN ». Une hypothèse assumée par la FEINC et largement relayée en ligne, notamment dans certains cercles indépendantistes.

Face à cette projection, le MEDEF-NC publie un communiqué très critique. Pour l’organisation patronale, ces projections sont « dangereuses » et donnent l’impression que la fermeture de Doniambo pourrait devenir une filière d’avenir. Une vision qui, selon elle, ignore la réalité : plusieurs milliers d’emplois directs et indirects, des compétences rares, et un rôle majeur dans les comptes sociaux du territoire.

Le patronat réaffirme donc son soutien total à la SLN et estime que l’avenir économique passe d’abord par la modernisation et la compétitivité, pas par un scénario de fermeture.

Au final, cette nouvelle sortie révèle une fracture désormais bien installée : une FEINC qui appelle à regarder en face l’après-nickel, et un MEDEF qui défend bec et ongles l’outil industriel. Entre rupture et survie, le dilemme reste entier, et ce numéro de Made In vient remettre une pièce dans la machine.