Chiens et chats devront bientôt être identifiés avant toute cession. Le projet de loi du pays, examiné le 16 octobre au Congrès, entend mieux encadrer l’élevage, limiter les abandons et renforcer la responsabilité des propriétaires en Nouvelle-Calédonie.
Le projet de loi du pays franchira une étape décisive le 16 octobre 2025, lors de son examen en séance publique au Congrès. Déposé en avril 2024 ce texte, élaboré par le gouvernement, a reçu un avis favorable du Conseil d’État après plusieurs consultations, dont celle du Conseil économique, social et environnemental.
La réforme introduit une obligation généralisée d’identification pour tous les chiens et chats, par puce électronique ou tatouage, avant toute cession : qu’elle soit gratuite ou payante, et au plus tard à l’âge de six mois. L’ensemble des données sera centralisé dans un fichier géré par le Service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire (SIVAP), afin de faciliter la traçabilité et la responsabilisation des propriétaires.
Les éleveurs de carnivores domestiques devront se déclarer auprès du SIVAP et obtenir un numéro d’enregistrement distinct pour les chiens et pour les chats. Les associations et fondations de protection animale devront, elles aussi, officialiser leur existence en transmettant leurs statuts et les informations sur leur activité. Par ailleurs, toute exposition, vente ou manifestation consacrée aux animaux devra être déclarée en amont : quinze jours avant pour les particuliers et 48 heures pour les associations.
Au-delà des formalités, ce dispositif vise à mieux encadrer les pratiques d’élevage et de cession, à réduire les abandons et à limiter les effets de l’errance animale sur la biodiversité calédonienne. Il s’inscrit dans une démarche plus large de protection du bien-être animal et de préservation de l’environnement.
