Les prix augmentent de 1,3 % en juin, largement tirés par la hausse record des prix de l’alimentation.
En juin 2024, les prix à la consommation et l’indice général enregistrent une hausse de 1,3 % après avoir marqué une pause le mois précédent. Tous les grands postes de consommation sont concernés Dans le détail, l’alimentation demeure le principal contributeur avec une augmentation de 3,7 %, suivie dans une moindre mesure par les prix des services , de l’énergie, et des produits manufacturés.
Les prix de l’alimentation ont augmenté de 3,7 % en juin, un record depuis 1983.
Cette hausse touche toutes les catégories, avec des augmentations notables pour les pains et céréales (+5,2 %), la viande (+3,8 %), les œufs et produits laitiers (+4,2 %), les fruits (+5,9 %), les légumes (+2,8 %), les produits sucrés (+3,1 %), les produits divers (+4,7 %), les poissons (+3,1 %) et les huiles et graisses (+3,7 %).
Les boissons non alcoolisées augmentent de 4,0 %, tandis que les prix des boissons alcoolisées restent stables en raison d’une interdiction de vente.
Les prix des services ont augmenté de 0,4 % en juin, principalement en raison des hausses des tarifs du transport aérien international (+4,1 %), du transport maritime (+7,9 %) et des services d’hébergement (+1,3 %).
Les prix de l’énergie continuent de grimper (+1,1 %), en raison de la hausse des prix des carburants : Le prix du gaz reste stable, tandis que les combustibles solides baissent de 14,1 %.
Les prix de l’électricité n’ont pas changé.
Les prix des produits manufacturés augmentent de 0,5 %, en raison des hausses des prix des articles de soins et d’hygiène corporelle (+5,3 %) et des biens d’équipement ménager non durables (+5,0 %).
Avertissement de l’ISEE
Des émeutes ont lieu en Nouvelle-Calédonie depuis le 13 mai 2024.
La collecte des prix permettant de calculer les indices des prix à la consommation s’en trouve perturbée.
Au mois de juin, l’intensité des violences et exactions s’est atténuée, certains axes routiers ont été sécurisés et le couvre-feu a été assoupli, améliorant les conditions de la collecte des prix qui s’est déroulée sans interruption.
Sur cette période, le département des statistiques de prix et transactions a pu faire le point sur la situation des commerces et prendre des mesures dans le but d’optimiser la représentativité de l’indice des prix à la consommation.
Concrètement, les échantillons de points de vente et de produits ont été mis à jour en réalisant des remplacements, dans la mesure du possible et sous de strictes conditions d’équivalence. Au terme de cette campagne seuls 22 points de vente n’ont pu être enquêtés car inaccessibles ou fermés temporairement, représentant 6 % de l’objectif de collecte de juin.
Compte tenu du niveau de réalisation atteint et de la représentativité statistique des relevés, le calcul des indices est suffisamment robuste pour une diffusion des résultats pour le mois de juin 2024.
