Le gouvernement a mis en place de nouvelles mesures concernant l’exportation des bèches ou biches de mer, c’est selon. Ces mesures, définies par un nouvel arrêté, modifient le code des douanes et introduisent des restrictions spécifiques à l’exportation de ces espèces marines.

Parmi les quatorze espèces d’holothuries présentes en Nouvelle-Calédonie et soumises à l’exportation, le risque de fraude, notamment sur l’identification des espèces exportées, est pris très au sérieux.

Obligation de déclaration. Pour contrer ce risque et assurer un contrôle efficace, il est désormais obligatoire de déclarer toutes les exportations d’holothuries et de bêches de mer au SIVAP, le Service d’Inspection Vétérinaire, Alimentaire et Phytosanitaire, qui sera en charge de leur contrôle.

Limitation du nombre d’opérateurs. Afin de renforcer ces mesures, le nombre d’opérateurs autorisés à exporter ces produits sera limité. Un contrôle du nombre d’opérateurs est ainsi mis en place en fonction de leur historique d’exportations et les obligera à demander des quotas d’exportation pour l‘année suivante, basés sur ces données.

Seuls les opérateurs ayant reçu une autorisation administrative à l’exportation (AAE), vérifiée par le SIVAP, pourront procéder aux exportations. Cette autorisation sera délivrée après que les lots destinés à l’exportation aient passé avec succès les contrôles documentaires et physiques.

Ces étapes garantissent que seules les exportations conformes aux réglementations en vigueur, notamment celles liées à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), sont autorisées.

La bêche-de-mer est la troisième exportation de produit marin la plus rentable de Nouvelle-Calédonie, après la crevette d’élevage et le thon. En 2015, le marché représentait près de 300 millions de francs pour 45 tonnes sèches exportées. Une goutte d’eau dans la consommation mondiale d’holothuries, qui se chiffre à 70 000 tonnes par an.