Inscription
Connexion
fb
Mot de passe oublié
Icone Menu
L’autorité, le début d’un combat.
10 juillet 2015
8
35

Moi, je pensais que 4 ans à travailler auprès d'ados, me permettait d’espérer maîtriser cette notion « oh combien » abstraite, convoitée et mystérieuse : L’autorité.

A l'adolescence, on les connaît on sait qu’ils sont relativement chiants, ils n'ont qu'un objectif à cette période « le renversement de l’autorité ». Du coup je m’étais dit : « en commençant par le pire je ne peux m’attendre qu’au meilleur».

J'avais juste oublié quelques paramètres de base. 
Auprès de ces adolescents j’avais un statut, une légitimité, un cadre...etc. En gros j’avais une raison valable d’être là et surtout quelques moyens de pressions pertinents. Certains jours j'osais même croire que j'avais du charisme avec ma douce voix de camionneur...Pasca 2

Enfin voilà je croyais savoir ce qu’était l’autorité et je fantasmais même d'en en avoir.

Et puis j'ai rencontré la blonde

Vous savez cette petite chose de quelques mois et quelques centimètre qui a une capacité sonore surprenante dans les aiguë. Tout à coup, on se rend compte que tout ce qu’on pensait acquis, n'est qu'un leurre. Avant ce n'étai qu’un échauffement .

Le début d'une guerre

J'ajouterais que je suis partie avec 2 handicaps au combat :

Un, son sourire, Deux, ses hurlements insupportables qui ont tendance à me vriller le bide et pour lesquels je vendrais tout concept parfait d’éducation pour les stopper.

« Une guerre c'est une multitude de combats mais aussi de batailles, qu'ils nous arrivent de perdre. Il y eu la guerre de 100 ans. Pour la mienne je vise la petite vingtaine. »

Période d'observation

Il y eu cette période où l'on sous-estime l’adversaire. Perso, je croyais inconsciemment que son absence de langage entraînait peut être une forme d’incompréhension de mes interventions de rappel au cadre, aux interdits. Alors d'une certaine manière je la sous estimais : je la grondais mais l'excusais simultanément.

Flagrant délit

Jusqu'au jour où je l’ai prise la main dans le sac : Elle a sursauté, lâché l'objet du délit, me lançant ce regard dont certains disent qu’on pourrait leurs donner le bon dieu sans confession....

En fait, elle savait ! Depuis déjà longtemps

A partir de là je n’ai rien lâché. Les « Non », les « c'est possible » la petite claque sur la main, avec un minima d’explication. Parce qu’on n’a pas toujours le temps de philosopher sur pourquoi ce qui est chaud, brûle aux 3ème degré.
Ma voix, ma taille, mon statut de mère nourricière tout cela aurait pu me conférer une certaine autorité. Finalement c’était un leurre.

Le  « mano a mano »

Ca vous dit quelque chose cette scène où il a sa main à 5 cm du téléphone portable :

Au premier non il vous jette un regard absent. Puis Il pose un doigt dessus. Vous joignez le geste à la parole. Il vous regarde à nouveau et pique votre ego par sa détermination. Il pose son 2 ème doigt : là c est un combat de regard qui se met en place avec progressivement votre fierté qui en prend un coup. Il vous domine, on est à 3 doigts. En « bon parent » On passe à la menace.
Rien n’y fait. Il faudra subtiliser l’objet tenter peut être une fessée, le 5 ème s'était posé.

Pasca 1


Histoire de vous achevez , certains jours il, l'enfant, répond à votre colère divine, en vous tournant le dos et en démarrant, mort de rire.

Aujourd’hui ?

Rien n'est acquis. Chaque bataille gagnée peut se perdre à nouveau il faut maintenir notre vigilance. On ne se repose pas sur ses lauriers mais on attend la petite période de latence où l’on sera leur fierté auprès des copains.

Mais fou qui s’y repose, l’adolescence n’est pas loin. Et elle semble déjà trop près à mon goût.

M'accompagnerez vous sur le champs de bataille ?

Pascale Line


COMMENTAIRES



Si vous désirez laisser un commentaire depuis le site, vous devez être connecter sur le site.
Vous pouvez vous connecter soit par facebook ou directement sur le site


fb logo


Barbara Blustenne
les fourbes! je savais bien que sous leur air béat ils comprenaient tout! merci pour cet article!
Mylène Perronnet Gaumain
Et c'est parti pour un splendide non-débat sur la fessée.... Du réchauffé Radio Cocotier
Radio Cocotier
Mylène Perronnet Gaumain On peut faire preuve d'autorité, sans jamais donner de fessées :-)
Mylène Perronnet Gaumain
Bien entendu heureusement, mais le sujet va sûrement partir dans le sens "quand j'étais petit je me suis pris des tartes je ne suis pas mort". C'est là qu'arrive le réchauffé
Jor Dane
après y'a l'éducation à l'ancienne. Ah ! désolé! Le gouvernement Français interdit les baffes et autres signe de "maltraitance" envers des enfants. Mais rassurons nous ! il reste la maltraitance morale! hééé oui! Ca fais un moment que je m'entraîne d'ailleurs.
Caroline Giraud
Tu donnes des cours ? :)
Jor Dane
easy ! :D
Lynsey Guillem
Yen a pas assez dans se pays !

Retour en haut