Inscription
Connexion
fb
Mot de passe oublié
Icone Menu
La journée de la femme ou le c.
6 mars 2015
2
37

8mars


La journée de la femme ou le cul du crémier

Je suis toujours mitigée lorsqu’il s’agit de fêter une « stigmatisation positive ».

Il est vrai, j’aurais pu parler de discrimination, mais le marquage indélébile que le passé et le présent apposent encore sur les femmes en guise de châtiment ou autre « créations punitives », me font préférer le doux terme de stigmatisation, en cette belle journée mondial de la femme.

Ainsi je suis mitigée car il me semblait que la nature avait suffisamment marqué nos corps avec certains attributs.

La deuxième chose qui pourrait maintenir ce sentiment mitigé, réside tout simplement dans le fait que nommer ces grands rassemblements en l’honneur de ce que l’on fait subir aux femmes : « la journée de la femme », pourrait faire croire à certains hommes que cette journée ne les concerne pas .

Non je ne suis pas mauvaise langue (ou si peu), je pense sincèrement que les femmes, dans leur grande majorité et même si elle ne subissent pas des actes de barbaries au quotidien, savent d’où elles viennent et ce qu’il reste à faire... Et ce, chaque jour qui passent…

Avons-nous encore besoin de se rappeler que dans la majorité des études sociologiques concernant l’élaboration de catégorisation sociale, que ce soit chez les BAC+5, les salariés ou chez les non-diplômés, il y a toujours 2 sous catégories par genre et étrangement (ou pas), on est en bas, la dernière des dernières catégories.

Il me parait relativement évident que les femmes ont un peu moins besoin d’une journée portant leur nom pour leur rappeler leur situation.

Femmes 3

Alors du coup on pourrait imaginer « une journée de l’homme » .

Il me semble qu’à certains d'entre eux (heureusement pas tous), il faudrait un petit mode d’emploi, qu’on réactualiserait chaque année afin de leur rappeler certaines choses.

Dans ce mode d’emploi il y aurait un « énorme petit » chapitre qui jetterait les bases de l’appréhension de ce sexe (genre) qui fait peur.

Avec des informations simples type :

- 0n ne peut taper sur une femme sinon elle casse !

- Les femmes sont polyvalentes et peuvent s’épanouir dans la diversité (comme vous messieurs)

- Une femme râle, certainement à cause d’un taux d’hormone spécifique mais aussi car vous n’avez pas révisé le mode d’emploi.

- Flatter la croupe d’un femme ne peut être assimilé à un compliment.

Etc…

Ce que j’ajouterai en note pour ce « mode d’emploi », c’est qu’il n’est pas question de parler d’égalité (voir de supériorité quand les féministes s’enflamment) mais bien de complémentarité.

Personnellement je souhaite garder certains privilèges, durement acquis ou pas, de m’épargner le changement de roue et autres activités de bricolage rébarbatives.
Je veux continuer à râler en toute quiétude.

Mais je sais qu’il nous faut encore acquérir le droit : des même choix que la gente masculine afin de s’épanouir ou le droit aux mêmes possibilités d’activités salariales (au même prix).

En gros je voudrais que cette journée de l’Homme et du Mode d’emploi de la femme, me permette d’obtenir le beurre, l’argent du beurre en gardant le cul du crémier.

Pascale Line


COMMENTAIRES



Si vous désirez laisser un commentaire depuis le site, vous devez être connecter sur le site.
Vous pouvez vous connecter soit par facebook ou directement sur le site


fb logo


Hibiscus Bleu Iati
Jean-Noël Thomas
J'ai lu un article sur la voix du Nord: "être un pompier, pas une femme pompier" ... J'aime bien ce titre, qui va à l'encontre de la féminisation des noms de métiers, un temps réclamés par des féministes, à tort à mon avis... Donc oui: le problème est la langue française, qui généralise au masculin... Bon.. on pourrait s'échiner à trouver du "neutre".. mais c'est une complication pour rien. Si un médecin, un pompier, un policier, vient me porter secours.. je m'en fous que ce soit une femme ou un homme, je veux juste que le job soit fait. La meilleure façon de respecter les femmes, c'est de les considérer de façon neutre. (bon: on a le droit de les aimer, hein?) Cependant: trop de femmes, encore aujourd'hui, parlent de "galanterie" à la place de "respect", par exemple, entretenant elles-même la nuance coupable... Un exemple: Moi je ne lâche pas la porte que j'ouvre à la figure de la personne qui me suit: peu importe son sexe, son âge, ou toute autre discrimination: le la retiens... et je m'attend à ce que cette personne fasse comme pareil pour la suivante... Et je n'aime pas les femmes qui , au nom de la "galanterie", passent sans prendre leur tour... Et vous laissent comme un con à tenir votre porte: c'est du sexisme... Alors, en cette période, mesdames: sachez revenir à l'essentiel: respect mutuel...

Retour en haut