Du champ à l’assiette.

L'agriculture bio pour lutter contre le chômage des jeunes

Plus d’un millier de jeunes Fidjiens, ni-Vanuatu et Samoans bénéficieront d’une aide pour trouver un emploi dans le secteur de l’agriculture biologique au titre d’un programme sur deux ans, inauguré récemment à Suva et financé à hauteur de 1,5 million de dollars par les États-Unis.

Aux Fidji, environ 44% des jeunes sont au chômage, selon la CPS Communauté du Pacifique. Aux Samoa et au Vanuatu aussi, la situation est critique. 
Ce programme propose donc à environ 1 000 jeunes âgés de 18 à 30 de se lancer dans l'agriculture biologique.

Un secteur qui ne semble pas forcément très attractif, mais Karen Mapusua, coordinatrice du projet, membre de la Communauté océanienne pour l'agriculture biologique et le commerce éthique (POETCom) est convaincue qu'elle peut les faire changer d'avis :

 
« L'agriculture n'est pas un domaine qui intéresse beaucoup les jeunes, ces derniers temps, mais on espère que les passerelles que l'on propose avec l'industrie touristique et le fait de se concentrer sur le bio, avec ce que ça implique en terme d'innovation et de recherche scientifique, on espère qu'avec tout ça, les jeunes verront que c'est un choix de carrière viable et excitant. »

 
L'idée n'est pas d'augmenter le volume des fruits et légumes exportés, mais de permettre aux agriculteurs de vendre leurs produits aux hôtels et aux points de vente au détail. 
 
Les initiateurs du projet mettent en avant un troisième objectif : améliorer la résilience de ces trois archipels extrêmement vulnérables au changement climatique. 

 
« Pour être honnête, si un cyclone comme Winston s'abat, il n'y a pas grand-chose à faire, on est extrêmement vulnérables. Mais pour ce qui est des fortes pluies, des effets causés El Nino, l'agriculture biologique se montre très résiliente. Avec ce système, les matières organiques sont accumulées dans les sols, donc c'est plus stable, ça n'est pas évacué rapidement, les sols résistent mieux à la sécheresse. Ça nous aiderait donc en cas de catastrophe naturelle. »
 

Près de deux millions de dollars y seront consacrés ces deux prochaines années.
Ce programme fait suite à l’appel lancé en 2011 par les chefs d’État et de gouvernement de la région en faveur de l’emploi des jeunes et s’inscrit dans le droit fil de la Stratégie de promotion de la jeunesse océanienne, dont l’un des objectifs est de faire en sorte que les jeunes voient dans l’agriculture un secteur dans lequel ils peuvent faire carrière.

 

 

COMMENTAIRES



Inconnue 1 Année 10J 2h 34min

intéressant...

Inconnue 1 Année 10J 2h 34min

intéressant...

Jerry Faciot 1 Année 3J 13h 48min

Oui C comme pour les jeunes de chez nous ! Notre gouvernement s'occupent bien de leurs Avenir

Danielle Chevalier 1 Année 3J 16h 23min

voilà de très bonnes idées pour nos jeunes désœuvrés vivant en tribus, ils ont la terre en plus, j'imagine bien au sein de la tribu de Saint Louis une ferme biologique et des potagers bio, il faut juste se mettre au travail !

Jerry Faciot 1 Année 3J 16h 23min

Surtout que la Mairie du Coin ne fait rien !

Nomoremuzz Eastwood 1 Année 3J 16h 23min

MOUHAHAHAHHAHA j'adore votre humour "se mettre au travail"

Alex Bargibant 1 Année 3J 17h 5min

Côté autosuffisance alimentaire, il n'y a pas photo entre Fiji et la Calédonie. J'avais lu aussi il y a 2-3 ans que les meilleurs promus des formations agricoles se verraient attribuer gratuitement des parcelles pour se lancer professionnellement. Super idée en tout cas.
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