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Le handicap en brousse.
1 décembre 2016
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Encore une journée internationale de quelque chose. Ce coup ci,  cela concerne le handicap et ceux qui le portent. Une fois de plus je ne m’étendrais pas sur l’utilité parfois réduite de ces journées ni leurs effets bénéfiques.

Cependant je me suis dit que c’était l’occase de nous interroger sur « le vivre son handicap sur et à travers le caillou »
Lorsqu’on nous parle du handicap le plus souvent j’ai l’impression que c’est autour du sport. Ce qui est à la fois vendeur et un bon levier pour évoquer le Handicap. Mais …

Empty wheel chair and stairs to the light, vector

Handicap à l’infini

Un handicap, c’est une histoire de vie à chaque fois. C’est une spécificité pleine de diversités accompagnant une infinité d’histoires personnelles.

« En fait,  le handicap est une vie de contraintes ou tu oublies ta pudeur (soins, hygiène etc.. ) et surtout ou tu te sens laissé pour compte »

Chaque aspect du quotidien revêt un nouveau sens, un peu différent et parfois totalement incohérent. L’environnement peut alors devenir totalement hostile. Ainsi nous pourrions penser plus particulièrement aux lieux dans lesquels certains vivent avec leur handicap.

En fait j’ai surtout pensé à ce copain qui reste en brousse.

Handi-Brousse et les îles

Nous en avons tous une petite idée des allures de vie en ces lieux. Y passer un week-end, retourner voir la famille, attendre d’être muté sur la côte Est, coup de pêche coup de chasse. Tout est possible, tout est imaginable... Ou pas, on pense souvent peu à comment vivre son Handicap en Brousse quand l’environnement féerique devient traitre et restreint.

De tête comme ça, sans en référer à quelconque étude inexistante en Calédonie, imaginez-vous 2 secondes vivre en fauteuil roulant et tenter de maintenir « votre rythme de vie, votre conception des petits et grands plaisirs, entreprendre vos activités favorites, créer, râler tout en rêvant encore un peu  ?

Là je parle du copain. Ce n’est pas la première personne porteuse de handicap que je connaisse. Mais peut-être parce qu’il est jeune, peut-être parce que son histoire lui est tombé dessus du jour au lendemain. Je me suis interrogée « Pour de vrai ! Pas juste par empathie amicale » sur sa réalité du côté de la brousse.

Mais le mieux c’est quand il cherche quelque mots pour nous expliquer.

 

« Au début quand tu comprends c’est assez difficile mais forcer de faire avec ; même si on ne s’y fait pas vraiment ! On doit réapprendre à vivre autrement, à voir autrement, restreindre ses capacités et surtout à son environnement ! Le plus dur c’est, en y pensant... le regard des gens.
Aussi bien des inconnus que des proches, chacun différemment avec l’intérêt qu’on lui donne....

Mais ici le plus grand problème c'est  l’accessibilité ! Aussi bien au niveau des lieux publics que des transports et même niveau des ressources vraiment limités.
Je pense surtout à la livraison de matériaux adaptés comme les fauteuils, les lits et autres accessoires pouvant améliorer un quotidien mais qui manque vraiment de réalisme face à la réalité de certaines situations !

Par exemple: J’ai commandé mon fauteuil (il n’y a que deux fournisseurs dans le pays) et j’ai du attendre au final 4 mois avant de le recevoir, avec des réponses souvent confuses des fournisseurs. Je n'ai même plus osé demander, à croire qu’on dérangerait presque à vouloir améliorer le quotidien... au niveau des aménagements je ne sais pas trop je me suis pas trop aventuré dans la ville depuis vraiment, vraiment longtemps avec le fauteuil mais de mes souvenirs le trottoir déjà n'était pas vraiment de bonne hauteur 😊pour les transports les aménagements, les loisirs, la vie de tous les jours, je ne pense pas que tout soit vraiment adapté.  »

 

Le caillou et ses histoires de vie

C’est en réalisant que cette semaine nous offrait la journée internationale du handicap que je me suis autorisée à questionner le copain et à en parler. On aurait certainement une multitudes d’autres questions à lui poser, d’autres réponses révoltantes à découvrir concernant son autonomie, sa vie amoureuse, son avenir, sa tristesse, ses joies, et la vie en famille, avec ses amis etc…Mais il est depuis quelques jours sous la pluie et certainement isolé un peu plus encore….

En attendant, je me dis que cela nous donne l’occasion de chercher nous-même ces réponses. Et de ce cheminement personnel commencer à se révolter plus viscéralement quand on sait à demi-mot qu’un employeur préfère payer une amende que d’embaucher un mec porteur de handicap. Que les soins dans les îles ou en brousse sont tellement légers que ce n’est plus l’attente que vivent ces personnes mais le désespoir etc…

On paye plus cher certains pour aller travailler et vivre en Brousse serait-il absurde de le mettre en parallèle, avec un soupçon d’ironie, ce fait avec l’absence conséquente : d’accessibilité, d’accompagnement de devenir et de moyen pour ceux qui vivent en Compagnie du Handicap...

Pascale Line


COMMENTAIRES



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Annick Lacour
Courage à tous ceux qui vivent ces instants difficiles et douloureux je ne vous ai pas oublié et puis il y a toutes ces personnes qui ont oeuvré par leur travail ou le bénévolat qui continuent à oeuvrer dans ce domaine amitié à tous
Annick Lacour
des personnes oeuvres pour apporter de l'aide un soutien souvenez vous du "rêve Bleu" aucun soutien qu'en a t on fait ? aucun soutien des personnes qui aurait pu voir les choses comme un apport bénéfique au Caillou mas non il fallait du rentable et de l'économique Mais en France ce n'est pas mieux alors simplement il nous faut par des petits gestes quotidiens apporter à chacun une aide dans la mesure de nos possibilités un geste un regard ou tout autre chose courage à tous ceux a
Axel Fournet Fayard
Et bien apparemment comme l administration quand on parle de handicape tout le monde s'en fout !!!
Sandrine Dupuy
http://album.aufeminin.com/album/211114/la-nouvelle-caledonie-0.html#p24 je reconnais ma photo !! Koné en 2006, un dimanche, presque personne à l'horizon !
Inconnue
Si tous le monde, regardait un handicapé que se soit par maladie ou en chaise roulante ou autre et se disait que si j'était comme lui ou elle. Peut-être que les choses changerait. Leur donner la chance de se sentir excité et intégré dans la société serait un grand pas.
Inconnue
Si tous le monde, regardait un handicapé que se soit par maladie ou en chaise roulante ou autre et se disait que si j'était comme lui ou elle. Peut-être que les choses changerait. Leur donner la chance de se sentir excité et intégré dans la société serait un grand pas.
Axel Fournet Fayard
"Porteuse de handicap" genre c est une maladie, et deuxieme chose quand on a envie de faire qqch on trouve toujours un moyen d'y arriver!!

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