Le cododo, une colocation dans l’espace parental ?

Et toi, tu pratiques le cododo ? 

Cette nuit encore « drame » Cornélien du parent lambda. Est-ce que j’ai bien fait de faire dormir la petite avec moi ?

« Sûr qu’à 2h00 du mat, avec ma fatigue chronique et ma fréquence interne réglée uniquement sur les pleurs de ma blonde je n’étais pas vraiment en capacité de réfléchir aux principes fondamentaux de la "Bonne éducation". Et, puisque chaque acte a des conséquences, il a fallu âprement défendre la nuit suivante qu’elle dorme dans son lit. A nouveau j’ai repensé aux choix que j’avais fait, qui me parait toujours aussi logique, mais pourquoi ?

 
Et vous vous faites quoi ?

Comme souvent j’ai demandé aux gens qui m’entouraient. C’est un sujet parfois délicat et intime qui relève de l’Histoire de chaque famille : sa façon de vivre l’attachement ou la séparation. Pas forcément étonnant,  mais il  se trouve que peu d’homme se prononcent sur la question. Et pourtant je suis extrêmement curieuse de leurs avis et de leurs envies sur un sujet qui semblerait appartenir aux femmes ?

Y a-t-il une règle ou une meilleure façon de faire ? Doit-on imaginer un âge limite et sur quels critères ?

Une copine m’évoque alors le terme « cododo » auquel jusque-là je n’avais pas prêté attention. Pour moi il y avait des façons distinctes de dire « l’enfant dort dans son lit (qui est dans sa chambre), l’enfant dort sur un matelas dans la chambre des parents ou l’enfant dort dans le lit de ses parents. »

J’ai eu du coup l’impression que l’expression « cododo » tentait d’offrir un certain côté technique (mais qui me rappelle le CO de la colocation, en gros on ferait une coloc dans l’espace parental ?) que la simplicité des faits et du langage expliquaient largement.

 

 

Approche personnelle, théorie subjective et pratique du « comme on peut » !

Après, il faut être honnête : comme certains le disent dormir avec un bébé ou enfant ce n’est quand même pas le top du confort…. Il prend trop de place dit une copine, et sans mauvaise foi on reconnaitra que c’est vrai, en général ce petit truc qui fait moins d’un mètre, accapare l’espace d’un quart arrière de rugby.

D'autres disent même qu’elles auraient aimé finalement partager un petit temps de sieste avec leur bébé devenu grand mais échec du mythe du bébé qui se love tendrement et s’endort en 30 secondes….

Certains parents exposent alors l’idée de l’entre deux : des enfants qui s’endorment rassurés dans le lit parental et qu’il suffit de remettre dans leur lit.

Il y a ceux qui anticipent l’éventuelle difficulté si les années s’allongent dans le lit de Papa et Maman, de lui faire entendre qu’à 5 ans désormais il lui faut se débrouiller tout seul dans son lit.

Et il y a ceux qui ont dormi longtemps avec leur gosses ce qui leur a permis de minimiser la fatigue des réveils nocturnes (puisque pas à faire d’aller/retour). Et qui ont senti que cela était plus rassurant pour l’enfant de voir ses angoisses immédiatement apaisées par leur présence.

Et puis il y a tous ceux qui ne se sont pas totalement avoués que laisser la place à l’enfant au sein du lit parental, c’était suspendre au nom de raisons « louables », la vie de couple qui souvent se réorganise difficilement.

 

 

Alors du coup, on fait quoi ?

Comme souvent, certains se demanderont pourquoi j’écris à ce sujet, s’il n’y a pas de réponse exacte. Je persiste à penser que s’interroger reste salvateur. Et puis c’est aussi afin de lever une certaine culpabilité.

D’une part, il y a cette culpabilité induit par le fait « qu’on nous avait dit de ne pas dormir avec l’enfant », du coup en cas d’échec .... Et il y a cette autre culpabilité d’avoir fait un choix différent aux yeux de certains.

L’acte de dormir ou non avec son enfant, (au-delà des angoisses et maladies ponctuelles) est avant tout révélateur de nos désirs de nos craintes ou de nos difficultés. Quand notre enfant vient au monde, commence dès les premiers instant de vie, un long travail d’autonomie et de séparation. Pour cela il nous faut lui transmettre les bons outils comme la capacité de développer un sentiment personnel Secure. Il nous faut alors nous décaler un soupçon de nos envies.

Enfin à vous de me dire.

Pascale Line

COMMENTAIRES



Jean-Marc Herrmann 18J 18h 37min

Mhmmm ben quand la grandissent et qu'au final on n'a de la place que dans le canapé, que la vie de couple à été définitivement détruite . ... et que l'habitude du cododo est ancrée. ... finalement on regrette ...

Criquette Pinault 19J 12h 54min

Je pense bc à MES Petites filles... bc De cocodo..

Tina Nardoux 19J 16h 49min

et bien pourquoi pas ? Il n'y a pas de règle, comme pour l'allaitement, chacun à son idée, pas d'horaires (pour moi) et pour accueillir son chérubin dans son lit non plus de temps en temps...s'il le souhaite, mais à moins d'avoir un lit king size....bonjour les nuits agitées !!

Boris Race 19J 19h 7min

Le co-coinçage de bulles dépend pour moi de l' âge, du caractère et de la personnalité qui se dessinent assez vite d'ailleurs. Mais une touche d'instinct et de contact c'est bien aussi. Je veille juste à ne pas en faire une dépendante affective. Je profites de ces petits moments, l'âge ado et adulte chiant arrivent bien assez vite!

Cyril Terrien 19J 20h 51min

Pour l'avoir pratiqué, c'est génial!
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