Les stages de formation, travail ou vacances ?

Je suis en vacances, oups pardon en formation

« Je me sens un peu en vacances cette semaine ! » C’est ce que me disait un collègue de formation ce matin.
Effectivement pour les moins chanceux et à moindre frais, il est possible de se « sentir » ou peut être croire que l’on est en vacances grâce à une petite semaine « d’école ».

Disons qu’en ce début d’hiver toujours un peu déprimant, cela nous permet de vivre un peu d’exotisme au milieu du quotidien. Merci à nos chefs pour ces moments, mais rassurez-vous on a bien compris qu’on n’était pas là pour glander.

 


Une bonne formation, comme ils en rêvent

C’est un lieu et un temps pour prendre du recul. Faire une pause dans cette action ou productivité permanente. Il s’agit d’acquérir de nouveaux savoirs, qu’avec un peu d’espoir (surtout de votre employeur), se transformeront en savoir-faire.

 

C’est aussi l’occasion d’échanger sur son boulot, ses techniques et ses trucs et astuces et ses réussites.
Idéalement c’est l’occasion de partager nos erreurs ou difficultés, car comme le dit souvent le vieux, c’est en se trompant que l’on apprend (ou peut être l’inverse).

Reste à supporter de voir étaler, disséquer, jauger vos erreurs ou ce que vous croyez de vos succès !

 

La formation pour de vrai

 

On laisse de côté tout ce qu’on vient de dire, parce que ça ressemble beaucoup trop au blablabla qu’on met par écrit quand on souhaite soutenir notre demande de formation.

En vrai, j’ai l’impression qu’il se passe plutôt ceci :

- Vous retrouvez le club de pétrels du service avec lequel vous essayez de travailler le moins souvent possible, et c’est officiel vous savez désormais pourquoi. Et si la petite brune se met encore à glousser aux blagues affligeantes d’ennuis de sa copine, elle risque de se retrouver avec la pointe d’un bic entre les deux yeux.

- Vous hésitez à faire part de vos difficultés dans votre pratique, devant les mêmes pétrels qui sont tellement bêtes qu’elles ne doutent de rien, ou alors en présence du responsable qui éventuellement pourrait prendre en compte beaucoup trop sérieusement vos difficultés.
Et ce qui est encore plus énervant c’est entendre le ton condescendant de certains et accuser le coup du regard moqueur d’autres

- C’est aussi avec joie (mal placée) découvrir que c’est le bordel chez les autres. Et si le malheur des uns fait le bonheur des autres, ben là au moins y a des chances de retourner au boulot en se disant que, finalement,  la vie n’est pas si injuste que ça !

- Pour les plus jeunes professionnels, c’est observer avec délectation, que les vieux de la vieille qui en général résistent au changement ou vous balancent leurs expérience en permanence, ne sont pas toujours au top….

- C’est s’apercevoir que l’intitulé de la formation ne semble pas du tout coller avec les heures de blabla que vous supportez à l’instant T

- C’est aussi tenter de trouver une excuse chaque midi pour vous épargner de manger avec les autres parce que vous avez besoin d’une « vrai » pause et que merci oui des amis vous en avez déjà…

- C’est l’occasion de retrouver nos comportements d’adolescents : entre ceux qui s’assoient au fond près du radiateur, celle qui n’a pris ni feuille ni stylo, ceux qui enchainent les retards, le blagueur reloud, les intellos etc...

Le deuil d'un idéal ?

En gros la formation c’est faire le deuil d’un idéal que ce soit pour ceux qui la vivent que pour ceux qui la financent.

Mais parce qu’il serait absurde de dénigrer cette chance que l’on a quand on peut se former, je dirais qu’entre fantasme et réalité, chacun d’entre nous revient avec quelque chose d’une formation : de la simple réflexion au tout nouveau savoir-faire qui révolutionnera votre boulot.

En attendant bon courage à tous et bonne fête de la musique.

Pascale Line

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