Violence volontaire à Kaala-Gomen

Le procureur annonce l’ouverture d’une Enquête diligentée par la brigade de gendarmerie de Koumac, du chef de violence volontaire aggravée commise à la tribu de Ouéholle le 10 mai 2022

Rappel des faits

Un homme âgé de 44 ans a été interpellé dans le courant de la matinée mardi suite à des violences commises avec une arme d’épaule au sein de la tribu de Ouéholle à Kaala-Gomen.

Il ressort des premiers actes d’enquête que l’auteur présumé des faits aurait été réveillé, suite à des dégradations commises dans la maison , par le fils aîné du couple, âgé de 24 ans.
Après avoir cassé de la vaisselle, le fils portait plusieurs coups sur le véhicule des parents à l’aide d’un sabre d’abattis.
En sortant de son logement, le père tirait un premier coup de feu en direction de son fils, lequel finissait par quitter les lieux avec son véhicule .
Dix minutes plus tard, le fils revenait et continuait à dégrader leur véhicule au moyen d’une barre à mine.
Après avoir jeté une pierre, le père faisait de nouveau usage de son fusil, en visant son fils, au niveau des jambes .

La victime était retrouvée sur les lieux, allongée sur le sol, atteinte aux membres inférieurs avant d’être transportée à l’hopital. Les lésions ayant causé une incapacité totale de travail de 30 jours. Le pronostic vital n’était pas engagé.

Le mis en cause reconnait les faits

Au cours de sa garde à vue, l’auteur des faits expliquait que son fils était fortement dépendant du tabac et du cannabis, se montrant parfois très violent en état de manque, allant jusqu’à « tout casser à la maison ».
Il reconnaissait avoir ouvert le feu à deux reprises en sa direction pour faire cesser son comportement violent.

L’épouse entendue en qualité de témoin, confirmait les déclarations du mis en cause. De son coté, la victime refuse d’être entendue par les enquêteurs .

Le parquet engage des poursuites

Le parquet a décidé d’engager des poursuites contre l’auteur présumé des faits dans le cadre de l’audience de comparution immédiate du vendredi 13 mai 2022 .

Le mis en cause a fait l’objet de plusieurs condamnations notamment  pour violence avec arme, en décembre 2020 et se trouve sous le régime d’un sursis probatoire .

La peine encourue est de 5 ans d’emprisonnement, et 10 ans en prenant en compte la récidive légale .

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