2 condamnations pour pêches illégales

Les faits remontent au 13 juillet 2019. Les gardes nature avaient procédé au contrôle de deux personnes qui pratiquaient la pêche à pied à Ouano. La province Sud, qui s’est constituée partie civile dans ces deux affaires de pêches illégales, a obtenu des dommages et intérêts au titre du préjudice environnemental.

Dans la première affaire, le tribunal a condamné le prévenu, Liroy Mani, à 30 000 F pour délit de pêche supérieure au quota maximal, 160 000 francs de dommages et intérêts et un mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir délivré une fausse identité.

L’homme interpellé détenait dans un sac 18 bénitiers, sans leur coquille. Or, l’article 341-37 du code de l’environnement de la province Sud indique que « les navires ou pêcheurs à pieds opérant une pêche non professionnelle sont soumis à un quota de deux bénitiers par navire et par sortie ou par pêcheur à pieds (…) ».

Dans la seconde, l’accusée, une femme, a été condamnée à payer une amende de 60 000 F, plus 60 000 francs de dommages et intérêt, ainsi qu’à 15 jours d’emprisonnement avec sursis.

Madame Maketalena Telai a été contrôlée dans la réserve naturelle de Ouano avec en sa possession 20 porcelaines, 2 araignées et 4 bénitiers, soit 26 coquillages.

Elle a indiqué aux gardes nature ne pas connaitre ni la réglementation ni la présence de la réserve et ignorer que les balises jaunes indiquaient la présence d’une réserve. Elle était donc poursuivie devant le tribunal correctionnel pour « exécution dans une aire protégée d’activité interdite ».

Le tribunal a condamné madame Telai à quinze jours d’emprisonnement avec sursis. En outre, il accueilli favorablement la constitution de partie civile de la province Sud et lui a alloué la somme de 60 000 francs.

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