La crise sanitaire enlise un peu plus l’économie

Le CEROM vient de publier les comptes économiques de la Nouvelle Calédonie

En 2020 la Nouvelle-Calédonie a été relativement préservée par la crise sanitaire mondiale. Elle n’a subi qu’une période de confinement strict de quatre semaines, synonyme de paralysie économique mais a maintenu son statut Covid Free en s’isolant de l’extérieur.

Le statut de covid free néfaste pour l’économie

Si ce statut a permis de protéger la santé des calédonien il a eu, en contre partie, des effets directement néfastes sur certains pans de l’économie et plus diffus pour d’autres.

Les nombreuses mesures d’accompagnement déployés dans le cadre de la crise sanitaire par le gouvernement, les provinces, les collectivités, l’Etat ou encore les banques ont permis de maintenir l’activité économique. Les indicateurs à moins d’un an, montrent un décrochage au premier trimestre 2020 suivi d’un redressement aux 2ème et 3ème trimestres puis d’un recul en fin d’année.

Rachat de l’usine du sud, et référendum

Le contexte du dernier trimestre est en effet celui d’une crise engendrés par le rachat de l’usine du Sud et le flottement traditionnellement observé à l’approche des consultations sur l’accession à l’indépendance

Une économie moins affectée au prix d’un endettement croissant

Comparativement aux autres géographies, l’économique Calédonienne se positionne parmi les moins affectées (-3,3 % de l’évolution pour le PIB mondial d’après les estimations de la banque mondiale), au prix d’un endettement croissant qui aura des répercussions négatives dans le futur

En effet les acteurs privés et publics qui peinaient déjà à trouver des relais de croissance devront honorer des dettes qui, dans leur ensemble, financent peu l’investissement vecteur traditionnelle de relance.

Malgré ce contexte délicat la consommation et l’investissement des ménages ont résisté et ont enregistré une baisse relativement contenue.

Les entreprises et les administrations ont en revanche, eu tendance à sensiblement diminué leurs investissements de l’ordre de cinq à 6 % en volume.

© Cerom-Outremer.fr

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