Tentative d’incendie à la station shell de Port Plaisance

L’auteur présumé des faits de dégradation volontaire par incendie de la station SHELL de Port Plaisance commis le 01 février vers 23h30 a été déféré cet après midi.

Rappel des faits

Mardi, vers 23h30, un incendie se déclarait au niveau d’un container poubelles à la station Shell de Port Plaisance.
Les premières constatations tendaient à privilégier l’hypothèse d’un acte volontaire.
Le feu parvenait à s’étendre dans certains locaux de la station, au niveau de la toiture ainsi qu’à l’intérieur de la boutique et dans un bureau.

Un préjudice très important pas encore estimé

L’intervention rapide des pompiers permettait notamment d’éviter la propagation de l’incendie aux bouteilles de gaz situées à proximité du container. Le préjudice très important, au vu tant des dégâts constatés que de la perte d’exploitation n’a pu être estimé à ce stade.

L’exploitation de la vidéo-protection a permis d’identifier l’auteur présumé des faits, qui a été interpellé le lendemain vers 12h30 sur la voie publique, en état d’ivresse manifeste.

Le mis en cause reconnait finalement les faits

Lors de sa garde à vue, le mis en cause contestait dans un premier temps sa participation à l’infraction, puis il finissait par admettre sa responsabilité au vu des extraits des enregistrements  de la vidéo-protection couvrant la station comme celle du quartier du CNC .

Sur les captures d’écran, l’homme était vu en possession d’un journal qu’il allumait avec un briquet et qu’il déposait à l’intérieur du container .

Un coup de colère

Lors de ses auditions en garde à vue, le mis en cause indiquait « qu’il s’était mis en colère et avait allumé le feu car il n’avait pas trouvé de quoi manger dans le quartier » et confirmait avoir Il consommé beaucoup d’alcool le jour des faits.

Agé de 43 ans, et déjà condamné pour des faits de dégradations volontaires et de tentative de vol avec violence, l’homme sans domicile fixe présente une addiction à l’alcool très ancrée.

Il encourt la peine de 10 ans d’emprisonnement .

Une expertise psychiatrique a été ordonnée, l’expert n’ayant relevé aucun trouble psychique ayant pu altérer ou abolir son discernement ou le contrôle de ses actes .

L’homme est convoqué à l’audience correctionnelle du 25 mars 2022 dans le cadre de la procédure de convocation à délai différé, assortie de réquisitions de placement en détention provisoire jusqu’à sa comparution à l’audience.

S’agissant de faits graves ayant eu un retentissement certain au plan local, le ministère public considère que le risque de réitération de l’infraction comme les nécessités de garantir sa représentation en justice, justifient le placement en détention provisoire du prévenu .

A cette heure, le juge des libertés et de la détention n’a pas encore rendue sa décision.

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