Violences dans la Mangrove, 4 personnes en garde à vue

Suite à la diffusion d’images violentes relatives à une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne, cinq personnes sont placées en garde à vue depuis le 08 décembre.

Rappel des faits

Le 05 décembre, en fin de journée, une vidéo d’une durée de plus de 6 minutes représentant une jeune femme subissant des actes de violences par un groupe d’individus était diffusée sur le réseau social «  Messenger ».
La consultation de la vidéo mettait en évidence qu’ un homme semblant filmer cette longue scène incitait les protagonistes à commettre des violences sur la victime.

Les enquêteurs du service territorial de police judiciaire procédaient à une enquête particulièrement minutieuse qui aboutissait à l’identification de la victime, une jeune femme âgée de 20 ans.

Une attaque qui remonterait au 19 mars

Lors de son audition, la victime expliquait que le 19 mars 2021, elle avait été suivie par certaines personnes, à la sortie d’une fête d’anniversaire.
Elle s’était alors cachée dans une zone dite « des palétuviers » dans le quartier de Magenta avant d’être extraite de force et rouée de coups par plusieurs personnes, qu’elles ne connaissaient pas, à savoir deux hommes et deux femmes, jeunes majeurs âgés de 18 à 20 ans (la cinquième personne placée en garde à vue ayant été mise hors de cause ) .

Au-delà des coups reçus, la victime faisait l’objet de propositions sexuelles accompagnés de gestes dégradants alors même qu’elle se trouvait au sol sous leur contrainte .

Une incapacité de travail de 4 jours, mais peur des représailles

L’examen médical de la victime concluait à un stress post-traumatique persistant justifiant une incapacité totale de travail de 4 jours .

La victime indiquait qu’elle n’avait pas déposé plainte, après la commission des faits, par crainte de représailles .

L’alcool au centre de ce fait divers sordide

Lors de leur garde à vue, les mis en cause déclaraient avoir consommé d’importantes quantités d’alcool et reconnaissaient, pour l’essentiel, leur participation aux actes de violence, sans toutefois donner des explications sur le passage à l’acte, ni manifestement prendre conscience de  la gravité de leurs comportements.

La vidéo comme trophée

L’un d’entre eux  avait enregistré  la scène de violence qui était ensuite diffusée par d’autres. Des infractions punies de la peine de 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 75 000 euros .

Au vu de la gravité des faits reprochés, ayant causé un traumatisme important à la victime,  le parquet a décidé de poursuivre les auteurs présumés dans le cadre de la procédure de comparution immédiate, à l’audience du 10 décembre 2021 à 8 heures .

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