Stick, la tortue grosse tête a repris sa liberté

Stick

Stick, la tortue grosse-tête sauvée par les gardes nature de la province Sud en octobre dernier et soignée l’Aquarium des Lagons, a repris sa liberté.

Grâce au signalement opéré par un plaisancier auprès du 16, le 30 octobre dernier, une tortue blessée sur la plage de Païta a pu rapidement être prise en charge par les gardes nature de la province Sud puis être confiée à l’Aquarium des lagons pour y être soignée. 

Il s’agit d’un spécimen de grande taille, de l’espèce Caretta caretta classée en danger d’extinction. Suivie depuis 12 ans par l’association Bwärä Tortues marines, elle a été relâchée mercredi 1er décembre au matin, dans sa zone de reproduction naturelle, à la Roche Percée.

Baptisée « Stik » en 2009 par l’association Bwärä Tortues marines qui bague toutes les tortues grosse tête venant pondre sur la plage de la Roche Percée à Bourail, elle mesure aujourd’hui 93 cm pour 100 kg.

Retrouvée fin octobre échouée sur une plage de Païta, avec de nombreuses blessures (probablement causées par ses prédateurs naturels), elle a été amenée par les gardes nature de la province Sud à l’Aquarium des lagons, où ses plaies ont été suturées par les soigneurs. Gardée un mois en observation où elle a fait l’objet de soins particuliers, Stik s’est remise de ses blessures, et elle est désormais prête à reprendre le large.

Mercredi 1er décembre, les soigneurs de l’aquarium accompagnés par les gardes nature de la province Sud et les membres de l’association Bwärä, ont eu le plaisir de relâcher Stik sur son site de ponte. Ses sauveteurs espèrent la voir revenir pondre dans les prochaines années.

Véritable fossile vivant, la tortue grosse tête peuple les océans depuis 100 millions d’années. Pourtant, aujourd’hui, elle fait partie des trois espèces de tortues marines menacées d’extinction. Les scientifiques estiment que, seule une tortue sur 10 000, parviendra à l’âge adulte et pourra se reproduire sur un millier d’œufs éclos.

Chacun peut agir !
Si vous observez un animal marin en détresse ou mort appeler le numéro 16 géré par le MRCC (Centre de coordination de sauvetage maritime).