Lancement des travaux au col de Katiramona

Katiramona

Les travaux au niveau du col de Katiramona, sur la commune de Païta, débutent aujourd’hui. Après neuf mois d’interdiction de circulation, l’objectif du gouvernement est de pouvoir rouvrir, en toute sécurité,  la portion de la RT1 obstruée d’ici à mars 2022.

Une bonne nouvelle pour les riverains de Katiramona à Païta et les usagers de la portion de la RT1 impacté depuis le mois de février dernier. Dès lundi, les engins vont investir la zone où quelque 100 000 mètres cube de matériaux ont dévalé de la colline. 

« Les entreprises vont être amenées à travailler sur le site sept jours sur sept, 12 heures par jour, afin de tenir les délais contractuels des travaux, estimés à quatre mois. Si la période d’intempéries n’est pas trop importante, on peut s’attendre à un début d’ouverture de la route courant mars, en fonction de l’état de la RT1 » a précisé Georges Selefen, directeur de la DITTT qui pilote le dossier. 

Plusieurs phases et un montant total de presque 900 millions

Pour rappel, le 6 février 2021, le talus d’un terrain privé situé en amont de la RT1 s’est en partie effondré, bloquant la circulation sur cette voie appartenant à la Nouvelle-Calédonie. En cause, la dépression tropicale Lucas et les fortes pluies qui ont suivi.
Les études géotechniques ont rapidement fait apparaître qu’il était impossible de rouvrir la route tant que les travaux de sécurisation et de renforcement du talus n’étaient pas achevés. 

Les tranches 1 et 2, qui correspondent aux travaux préalables à la sécurisation du site en amont sur le terrain privé, représentent un montant de 475 millions de francs.
Une fois la RT1 dégagée des matériaux du glissement de terrain, les études d’exécution des
tranches 3 et 4
pourront être réalisées et feront l’objet d’un futur marché public. Elles consisteront au traitement du glissement depuis la RT1 jusqu’au lit de la rivière de Katiramona, pour un montant estimé à 300 millions de francs, puis à la remise en état de la RT1, représentant un coût d’environ 50 millions de francs.

Une participation de l’État a été sollicitée dans le cadre du redéploiement des contrats de développement État-Nouvelle-Calédonie 2017-2022.

Protocole de transaction

Depuis le jour du sinistre, le gouvernement et ses services n’ont eu de cesse de trouver le moyen de rétablir le passage sur la RT1, tout en garantissant la sécurité de chacun.
Après neuf mois d’échanges infructueux, le gouvernement a donc demandé une expertise judiciaire en référé. Les premiers éléments présentés le 26 octobre ont confirmé que la RT1 n’était pas à l’origine du désordre. Sur cette base, un protocole transactionnel, approuvé par un arrêté le 10 novembre, a été signé avec le propriétaire du terrain et les exploitants de la carrière qui s’y trouve permettant d’engager les travaux nécessaires.
La fin d’un long processus au bénéfice des usagers de cet axe de circulation.