la NZ esquisse un plan de réouverture des frontières

Auckland

Après l’Australie c’est la Nouvelle-Zélande qui a esquissé jeudi un plan de réouverture de ses frontières, fermées depuis plus de dix-huit mois, dans un contexte de pression croissante de ses ressortissants bloqués à l’étranger.

Le ministre en charge de la lutte contre le Covid-19 Chris Hipkins a annoncé que les personnes en provenance des Samoa, du Tonga, du Vanuatu et de Tokelau, des îles du Pacifique pourront, à partir de novembre, se rendre en Nouvelle-Zélande sans avoir à effectuer de quarantaine.  

Cette possibilité devrait également entrer en vigueur, au début de l’an prochain, pour des ressortissants en provenance de pays à faible risque de contamination, a-t-il ajouté. 

A compter de novembre également, les 14 jours de quarantaine à l’hôtel, actuellement imposés à toute personne en provenance de l’étranger, sera ramenée à sept jours et remplacée par un isolement à domicile.  

Il a reconnu que la fermeture des frontières a pendant longtemps été un rempart contre le virus mais que l’apparition à Auckland du variant Delta, beaucoup plus contagieux, a changé la donne.  

La plupart des nouvelles infections enregistrées sont d’origine locale.  

Actuellement, des dizaines de milliers de Néo-Zélandais vivant à l’étranger se bousculent pour réserver une des 4.000 chambres d’hôtels réservées aux quarantaines.  

M. Hipkins a déclaré que ces changements permettront d’offrir plus de chambres et que l’objectif est de passer à l’isolement à domicile au cours des trois premiers mois de 2022, lorsque 90% de la population néo-zélandaise sera entièrement vaccinée. 

En revanche, aucune décision n’a été prise quant à savoir si le régime d’isolement à domicile s’appliquera uniquement aux ressortissants de retour en Nouvelle-Zélande ou s’il comprendra également les voyageurs étrangers.  

Pour l’opposition

Le porte-parole de l’opposition Covid, Chris Bishop, a qualifié ce plan de « strict minimum », affirmant que les arrivants entièrement vaccinés en provenance de pays à faible risque ne devraient pas avoir à être placés à l’isolement.  

« Il est temps que nous nous rouvrions au monde. Nous ne pouvons pas rester enfermés derrière les murs de la forteresse Nouvelle-Zélande », a-t-il déclaré. 

La Nouvelle-Zélande n’a jusqu’ici enregistré que 28 décès dus au coronavirus sur son sol et les 5 millions d’habitants ont vécu presque normalement pendant une large partie de la pandémie. 

AFP