L’obligation vaccinable repoussée de deux mois.

obligation

Le 3 septembre dernier, le congrès au travers de sa commission permanente votait à l’unanimité des élus l’obligation vaccinale.

Cette obligation était sans sanction pour l’ensemble de la population et assortie d’une amende pour les professions les plus exposées et les personnes à risque, c’est à dire présentant des comorbidités les rendant particulièrement vulnérables au virus SRAS cov 2.

Moins de 30 % de notre population vaccinable présentait alors un schéma vaccinal complet.

Malgré le sas sanitaire, le variant Delta est entré en Nouvelle-Calédonie à la mi-août et ce n’est que le 6 septembre que les premiers cas ont été détectés.

Un mois et demi plus tard, nous déplorons plus de 260 victimes de ce virus. Cependant, dans le même temps, le rythme de vaccination est très soutenu ce qui aboutit à ce que plus de 55 % de la population totale soit désormais vaccinée soit plus de 65 % de la population vaccinable.

Le service de réanimation de l’hôpital compte moins de 30 patients alors qu’il en a accueilli près de 60 au plus fort de la crise.

Au 31 octobre, la délibération n° 44/CP prévoit l’entrée en vigueur de sanctions.

Le samedi 23 octobre, s’est tenue à la CPS une conférence sociale réunissant les acteurs institutionnels, les partenaires sociaux et le Sénat coutumier.
A cette occasion, les difficultés rencontrées par les entreprises dans la mise en œuvre de l’obligation et des sanctions associées ont été mises en lumière, de même que le problème des personnes à risque, identifiées mais non contactées, qui sont également assujetties à une amende en cas de non vaccination avant le 31 octobre.

En conséquence, au regard du taux de vaccination encourageant mais aussi des difficultés de mise en œuvre de la délibération n°44/CP, l’Eveil océanien puis l’Avenir en Confiance, Calédonie Ensemble, l’Union Calédonienne, l’Union Nationale pour l’indépendance ont décidé de déposer une proposition de délibération commune.

Cette proposition de délibération décale la date d’entrée en vigueur des sanctions du 31 octobre au 31 décembre. Ainsi, un délai supplémentaire de deux mois est octroyé.