Miss france, le concours attaqué aux prud’hommes

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Miss France est-il un concours sexiste et discriminatoire ? Pour l’association « Osez le féministe », la réponse est oui, à tel point qu’elle attaque aujourd’hui la célèbre émission en justice.

Mesurer au moins 1,70 m, être célibataire et représentative de la beauté. Pour l’association Osez le féminisme, les critères pour participer à l’élection de Miss France sont discriminatoires . Elle a annoncé lundi avoir saisi les prud’hommes, estimant que ce concours sexiste violait le droit du travail.

En effet, le Code du travail interdit de recourir, dans le cadre d’un recrutement, à tous critères liés « aux mœurs, à l’âge, à la situation de famille ou à l’apparence physique », comme le précise Me Violaine De Filippis-Abate, avocate d’Osez le féminisme.

L’association et trois femmes affirmant avoir dû renoncer à se présenter au concours car elles ne satisfaisaient pas aux critères exigés par les organisateurs, ont ainsi décidé d’attaquer en justice l’émission de télé.

La société Miss France est visée, mais aussi Endemol, qui la produit, et « utilise des femmes pour fabriquer un programme audiovisuel extrêmement lucratif tout en bafouant le droit du travail », estiment les requérantes.

Certes, les prétendantes à la couronne de Miss France ne signent pas de contrat de travail, mais ont une relation identique à celle d’un salarié à son employeur, selon « Osez le féminisme ».

Interrogée par l’AFP, la société Miss France a refusé de réagir « dans l’immédiat » à la procédure. Il est peu vraisemblable qu’une décision soit rendue avant le prochain concours, le 11 décembre à Caen (Calvados), a reconnu l’avocate de l’association féministe.