Garde d’enfants, les professions prioritaires dans la galère

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« Je cherche mes mots : atterrée, exaspérée ou saoulée ! Je travaille dans la grande équipe de ceux qui font tenir les hôpitaux et soignent les patients ». A ce troisième confinement on est confronté à des phénomènes étranges et de l’illogisme à la pelle. Non je n’ai pas envie de diviser à l’heure où toutes les crises se cumulent et créent du clivage. Mais, moi aussi, j’ai besoin de comprendre ! 

On a pourtant eu 2 « entrainements », 2 confinements, à la fois pour que tout le sanitaire du territoire anticipe, projette évalue etc… mais aussi le reste des institutions. 

Je suis une famille monoparentale, alors je me souviens des derniers modes de garde pour les enfants de personnels prioritaires (plutôt soulageant). Mais cette année, au 3ème essai, on est en dessous de tout et rien ne va plus. 

Il a fallu 4 jours pour qu’on me propose une école. Donc 4 jours où mon enfant de 7 ans est resté à la maison. Puis la deuxième semaine après avoir eu enfin une place, je reçois un mail « les mercredis (pédagogiques) vous coûteront la modique somme de 4 000 francs ». 

Pour moi d’habitude c’est mamie, mais en période de confinement je la laisse se confiner en toute sécurité ! Chaque semaine amène son lot de 4 000 CFP et la semaine dernière « Pinaize un jour férié ! » 8 000 francs pour cette semaine ! 

Et là, sans citer personne et comme si le sujet passionnait les foules (à l’instant T on pourrait dire c’est important mais pas encore prioritaire !), nous apprenons qu’après une longue réflexion sur le calendrier scolaire, qui a priori a pris beaucoup de temps à beaucoup de gens sérieux, que « la dernière semaine du confinement nous coutera 15 000 francs minimum. »  

Et comme en plus je sais reconnaitre l’odeur de la …, je me doute qu’on ne déconfinera pas au 4 octobre et que l’on devra payer encore 15 000 cfp, pour la deuxième semaine, où je ne pourrais pas poser des congés car j’ai obligation de travailler ! 

Dans mon secteur, on n’a pas le droit au congé exceptionnel, la légende (avérée) dit qu’une prime covid s’est distribuée au dernier confinement dans certains secteurs, mais pas dans le milieu hospitalier ne semble-t-il … 

On sort d’une crise avec de sérieux doutes sur nos salaires (pour les CH du territoire etc..) et aujourd’hui on se doit de bosser quoiqu’il arrive… En plus donc, depuis le 7 septembre à raison de 2 mercredis 1 jour férié et un centre au moins cher, j’aurais payé 27 000 cfp   … 

Alors voilà je comprends que « l’école majestueuse et sacrificielle » ait fait de son mieux mais du coup moi je dois payer pour pouvoir travailler… 

Au 3ème confinement j’aurais pensé, quand on dit « que la crise on ne se demande plus si elle va arriver, mais quand ? », que chaque direction serait en capacité de pondre entre autre , un système de garde « juste et adapté » pour tous ses personnels qui doivent dès les premières heures se mettre en état de crise pour accomplir au plus vite les premières tâches indispensables afin que la situation ne devienne pas catastrophique .  

Tous ces personnels devront tenir sur la longueur. 

Comment ne pas pouvoir déployer en moins de 24 heures, les mêmes « écoles » sachant que le personnel soignant entre les deux confinements n’a pas dû trop changer si ce n’est s’amenuiser au vue du contexte dégradée de la santé en Calédonie depuis des mois, voire plus . 

 Alors messieurs dames qui ont la main mise sur tout cela. Evaluez vos volontaires, obligez certains pour un service minimum … et on enchaine ! 

Parfois je pense qu’ils se sont dit « Du coup si on raquetait les agents hospitaliers ? Ils n’ont pas le choix et en plus on les obligera à se lever plus tôt ou à se coucher plus tard (ou les deux) pour préparer les gamelles… que du froid… ce n’est pas pratique pour se prémunir du covid d’utiliser un micro-onde ! « 
En plus je ne sais pas, je n’ai pas encore regardé mes comptes, mais la cantine a dû être prélevée ! 

Michelle