Vaccinez vous, le personnel médical lance un appel à la population

medipole

Une délégation du gouvernement, conduite par son président, Louis Mapou, s’est rendue au Médipôle cet après-midi, accompagnée par le haut-commissaire de la République, Patrice Faure. Ils ont tenu à témoigner leur solidarité, leur soutien et leur confiance aux soignants et aux personnels de l’établissement qui font face à l’épidémie de Covid-19 et à l’afflux quotidien de patients.

En parallèle les messages du personnel médical qui nous parviennent font froid dans le dos.

Ils appellent la population à une vaccination massive

« 3h06, je ne dors plus, je ne peux plus, par compassion, par peine, et surtout par sentiment d’impuissance. Les professionnels de santé du medipole ne quémande plus d’aide, il est déjà trop tard.
Aujourd’hui on ne soigne plus, on décide qui a le droit de vivre. Ce droit ne devient que maths, âge, probabilité. La situation est telle qu’un patient de 65 ans si il a la chance d’être en réa, c’est qu’il était dans les 1ers cas.
Les médias posent des questions sans réel réponses.
Aujourd’hui pour y avoir une place, il faut avoir moins de 50 ans, non diabétique, sans antécédents, et l’âge et la liste se font plus restrictifs au fil des jours. Nombreux sont ceux qui devraient y être mais a qui on le refuse, parce qu’il faut laisser de la « marge » pour ceux qui y arrivent, plus jeunes, avec plus de chances de survies.
Les urgences sont surchargés, l’oxygène manque, les lits manquent, les infirmiers manquent. La charge émotionnelle et physique que l’on soumet aux équipes dépasse l’entendement, tous espèrent que le réserve sanitaire apportera un soutien. La vérité est celle d’un pays qui laisse ses concitoyens mourir d’asphyxie sur des brancards, dans un hall d’hôpital faute de personnel, de moyens. Ce ne sont plus des mots, c’est ce qui se passe a Dumbéa, a côté de chez nous.
Aussi parce que cette crise est fulgurante et nous y avons tous notre responsabilité, nous l’avons tous oublié volontairement, réfugié dans notre cocon. Mais cette crise nous rattrape au centuple, plus violente qu’en Inde, plus soudaine qu’à Tahiti. Les plus préparés ne l’étaient finalement pas (moi même acteur et auteur).
Aujourd’hui cependant rien n’est perdu, la medipôle est surchargé mais mais solide, la clinique reste un soutien fort, les hospitels sont une solution innovante, et surtout le confinement s’il est respecté, apportera un ralentissement de l’épidémie. Vaccinez vous.

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« La situation à l’hôpital devient vraiment critique et ce n’est que le début. Ils n’en parlent pas vraiment aux infos mais les services de réa sont saturés, les opérations non urgentes sont toutes annulées et la salle de réveil du bloc opératoire est devenu un service de réa.
Les soins intensifs de cardiologie sont devenus des soins continus pour les patients covid et les services « normaux » se remplissent à vue d’oeil.
Les prochaines étapes seront d’installer les patients dans le faré d’ici la semaine prochaine et de devoir choisir qui aura de la place en réa ou malheureusement n’en aura pas. Faites attention à vous, à vos proches, et surtout respecter le confinement.«