Pêche des tortues, entre coutume et règlementation

coutume

Concilier la protection de l’environnement et les traditions coutumières c’est l’objectif du protocole signée à l’ile des Pins entre entre la Province Sud et les 8 représentants de chefferies de l’Île des Pins.

La signature de ce protocole pour la pêche dérogatoire des tortues marines est le fruit d’une démarche de concertation engagée depuis plusieurs années par la Province pour la gestion durable des tortues marines. Les tortues vertes, les tortues grosse tête et les tortues imbriquées sont les espèces protégées par le code de l’environnement.

« L’idée de ce protocole, c’est d’allier à la fois, les problématiques environnementales liées à la préservation de ces espèces menacées d’extinction au niveau mondial, à la volonté des coutumiers de continuer de perpétuer les traditions, parce que la tortue est importante dans les cérémonies coutumières », explique Sonia Backes.

Comment va s’articuler ce protocole ?

Il vise tout d’abord à organiser la manière dont la pêche des tortues peut être pratiquée dans le cadre des cérémonies coutumières. « Ce texte détermine les cérémonies coutumières pour lesquelles il est possible de pêcher les tortues ainsi que les quotas autorisés. On ne peut pas complètement interdire parce qu’il faut pouvoir répondre au désir des coutumiers à des moments importants pour la communauté. » précise Sonia Backes

Dans le cadre de ce protocole, ces moments importants sont réglementés par des quotas de pêche

8 tortues pour les cérémonies coutumières de l’igname, 3 pour les mariages coutumiers, 3 pour les deuils et 8 pour les intronisations du Grand Chef et des chefs de tribu. De plus, les tortues doivent obligatoirement être de taille inférieure à 80 centimètres.

Enfin, toute demande de dérogation doit être approuvée par un référent coutumier puis transmise à la présidente de l’assemblée de la province Sud.