Algues vertes à Poe, les résultats sont publics

algues

Près de 3 ans après l’épisode des « algues de Poe », les scientifiques sont formels : l’azote présent dans les engrais du golf de Deva sont responsables de la pollution.

Souvenez vous ! En 2019, l’association Ensemble Pour La Planète lançait une alerte concernant une prolifération d’algues qui aurait débuté depuis quelques jours, laissant d’importants dépôts entre le creek salé et la faille aux requins.

Algues de Poe : la faute au Golf… et après ?

Soucieux de l’impact que la présence massive de ces algues peut avoir sur le site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le comité de gestion de la Zone Côtière Ouest espèrait depuis deux ans que toute la lumière soit publiquement faite sur cette problématique.

Les premiers résultats de l’étude scientifique, ont été présenté ce matin à la maison de Deva.

Pour la ZCO, c’est à la fois une bonne, et une mauvaise nouvelle…

La mauvaise nouvelle, c’est qu’en 2021, on s’aperçoit que la Nouvelle-Calédonie est suffisamment naïve pour accepter d’accueillir un golf, sur un site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, sans que toutes les précautions environnementales soient prises.
Aujourd’hui cet information est donc scientifiquement prouvé

la présence abondante d’algues vertes dans le lagon de Poe est directement liée aux engrais du golf du Deva.
Nous regrettons qu’aucune sanction, aucune mesure compensatoire, n’aient été imposées par la province Sud à l’encontre du pollueur clairement identifié. Nous regrettons également qu’aucune étude scientifique n’ait été menée pour mesurer l’impact d’une telle pollution en azote, ni sur les dugongs, emblème de notre site inscrit à l’Unesco, ni sur les milliers d’espèces qui vivent dans la zone.
Une dizaine de tortues avaient été retrouvées mortes, après la pollution.

La bonne nouvelle, c’est que tout le monde est d’accord pour que l’histoire ne se répète pas. Le golf a pris des dispositions pour réduire ses épandages, 5,6 tonnes d’azote épandus en 2017, 670 kg en 2019, et nous saluons cette initiative.

Pour autant, gageons que les futures études d’impact d’implantation de résidences hôtelières golfs où tout autre projets sensibles pour l’environnement, prennent en considération la problématique des pollutions des nappes phréatiques.