Les violences faites aux femmes, un fléau en Calédonie

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En 2018 en Nouvelle-Calédonie, près d’une femme sur cinq affirmait avoir été victime d’agressions physiques au cours des douze derniers mois. 1200 plaintes pour violences conjugales étaient déposées. 
On peut rappeler également que la prochaine session d’assises qui se tiendra du 22 juin au 8 juillet 2021, sera consacrée à deux homicides volontaires dont un meurtre sur conjoint et quatre dossiers de viols seront aussi jugés.

Jusqu’à quand les femmes devront elles tolérer ça ?

Un témoignage publié sur les réseaux sociaux fait froid dans le dos. Elle s’appelle Laura, elle ne veut plus se cacher. Elle veut que ça se sache, pour elle, pour les autres…

Je partage une expérience personnelle. Bombardée un soir sans aucune raison : juste envie de fumer une cigarette, après un repas entre amis. Les coups tombent, les menaces aussi : « je vais t’immoler avec de l’acétone » 
Plainte à la police… « Madame veuillez partir, sans vos affaires, vous avez bu, demain il fera jour »

Quelle honte et surtout combien de femmes vivent tous les jours ces actes toujours impunis. Je déposerais plainte, sans pitié contre cet homme dangereux pour la société..

Difficile de savoir à qui en vouloir le plus ! Au cogneur ou aux forces de l’ordre qui ne prennent pas ou rarement ces plaintes au sérieux ?

Depuis quelques années, les marches blanches, les campagnes de sensibilisation se succèdent, les demandes de prise en compte de ce fléau se multiplient… Sans succès.

Quelques chiffres édifiants

Concernant les violences faites aux femmes, la Nouvelle-Calédonie crève les plafonds : 19 % des femmes affirmaient en 2018 avoir été victimes d’agressions physiques contre 2,3% en métropole

Dans une étude publiée en 2017 par le Conseil économique social et environnemental (CESE) intitulée « combattre les violences faites aux femmes dans les territoires d’Outre mer », les faits sont posés mais ont-ils été suivis d’actes, les recommandations préconisées ont-elles été mises en place ?

Une femme meurt tous les 2,7 jours sous les coups de son compagnon. Les différents territoires d’outre-mer participent de ce constat national.
Au-delà d’une grande diversité de situations, les violences faites aux femmes y sont cependant plus nombreuses que dans l’Hexagone et les agressions les plus graves excèdent la moyenne.
L’avis souligne la grande diversité des territoires ultramarins dont la grande majorité reste confrontée à des contextes économiques et sociaux difficiles, où le statut des femmes est parfois plus encore qu’ailleurs soumis aux stéréotypes légitimant les violences.
Il propose des recommandations très concrètes et des outils pour que chaque territoire puisse s’en saisir afin de faire reculer significativement ce phénomène dont les dommages ont également des conséquences graves sur les enfants et, in fine, la société toute entière.