Requins, des prélèvements ciblés !

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Au mois de mars, des prélèvements ciblés ont été effectués pour assurer la sécurité de tous dans le respect des équilibres écologiques du lagon.

Tout le monde a encore en mémoire l’effroi qui nous a tous saisi lors de la mort à l’îlot maître d’un nageur. Ce terrible accident est venu nous rappeler que le lagon n’est pas qu’un lieu de loisir. Il est aussi le lieu de vie d’espèces avec lesquelles la cohabitation doit être organisée le mieux possible.

Un difficile équilibre à maintenir.

Dans le but de concilier les 2 impératifs de sécurité et de respect des espèces, la Province Sud s’emploie à maintenir un difficile équilibre

Durant le mois de mars les services dédiés ont procédé à des prélèvements ciblés de squales autour de l’îlot Maître (17 dont 15 tigres et 2 bouledogues), Ricaudy (6 dont 4 tigres et 2 bouledogues) et dans la grande rade (1 bouledogue).
L’ensemble de ces spécimens a été sélectionné en fonction de sa taille et de son agressivité.
Des prélèvements ont été réalisés par les services vétérinaires.

À noter que lors de l’opération dans la grande rade, seul un requin bouledogue a été prélevé dans la journée contre 7 à 8 par jour les premières journées de prélèvements il y a presque 2 ans. Cela semble indiquer que la politique de sécurisation entreprise depuis 2 ans par la Province et la mairie de Nouméa porte ses fruits.

Toutefois s’il est parfois nécessaire de procéder à ces campagnes de pêche ciblées, elles ne sauraient constituer une politique satisfaisante en soi. Le respect des grands équilibres écologiques et notamment celui des espèces du lagon est une priorité majeure de la Province.
Il importe collectivement de maintenir nos efforts pour éviter la sédentarisation près de nos baies de spécimens qui pourraient devenir progressivement déviants.

Une pétition «Stop à l’abattage des requins »

En parallèle au mois de juin l’année dernière une pétition mise en ligne par le Collectif Requin Nouvelle calédonie a recueilli plus de 50 000 signatures.

Les associations, à son origine, estiment que le risque requin ne peut pas raisonnablement être appréhendé à grands coups de prélèvements dès lors qu’un animal s’approche de nos côtes. S’attaquer au requin, sans chercher à régler et adapter nos comportements et l’impact humain sur le milieu marin, ne permettra en aucun cas de sécuriser les côtes Calédoniennes. De surcroît, des solutions scientifiquement étayées pour limiter le risque existent.